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Société

Kinshasa : la nouvelle plateforme « Génération Rupture » soutient l’initiative de paix de l’ECC-CENCO et exige la libération de Jacky Ndala

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Cinq figures de l’opposition congolaise, Alain Bolodjwa, Ados Ndombasi, Marley Vuvu, Jonathan Ngbele et Owen Bosenge ont lancé officiellement ce vendredi 22 août, à l’espace Bar Beaufort, à Kinshasa, une nouvelle plateforme politique et citoyenne baptisée « Génération Rupture ».

Dans leur déclaration lue par Ados Ndombasi, les initiateurs ont exprimé leur plein soutien au processus de paix conduit par le tandem ECC-CENCO. Génération rupture appelle toutes les forces vives du pays à y adhérer pour restaurer la cohésion nationale.

« Génération Rupture considère que le processus amorcé par l’ECC-CENCO mérite d’être soutenu et accompagné par tout notre peuple. Il nous permet de poser les divergences fondamentales et de planifier l’avenir sur une voie consensuelle. », ont-ils déclaré.

Ils ont toutefois averti les organisateurs religieux de ne pas tomber dans les travers de la manipulation ou de l’exclusion.

« Nous espérons vivement que les initiateurs s’abstiendront de toute discrimination, en évitant des méthodes de ruse qui iraient à l’encontre de l’expression volontaire de la majorité silencieuse. », a déclaré Ados Ndombasi.

Cette nouvelle plateforme a déploré la situation sécuritaire dégradante dans l’Est de la République démocratique du Congo et dénonce « l’incompétence des dirigeants actuels ».

« Toute la société s’effondre, l’appareil de l’État se désintègre, et la situation sociale, sécuritaire, politique et économique se dégrade jour après jour…Plus de 6 millions de nos compatriotes ont été massacrés, plus de 7 millions déplacés, plusieurs ont été violés ou ont perdu la vie, sans qu’aucune solution sérieuse ne soit apportée. », dénoncent-ils.

Pour eux, « Le problème de la RDC, c’est d’abord Joseph Kabila, ensuite Corneille Nangaa, et enfin Félix Tshisekedi. »

Par ailleurs, ils accusent l’ancienne classe politique d’avoir « Dilapidé les fonds publics, détruit notre système de défense et collaboré avec les ennemis de la République au lieu de construire un avenir digne pour tous. »

Libération de Jacky Ndala exigée

La Génération rupture a exigé la libération immédiate de Jacky Ndala, qu’ils considèrent comme une victime de la « judiciarisation politique » et d’un système judiciaire instrumentalisé.

« L’appareil judiciaire, devenu corps et âme au service du pouvoir, protège les criminels proches du régime, pratique des arrestations arbitraires, et discrimine selon les origines ou affiliations politiques. », indique la déclaration.

Il convient de notet que cette plateforme se présente comme un mouvement de nouvelle génération, souhaitant rassembler toutes les forces de changement pour une gouvernance différente, centrée sur le peuple et la justice.

WTK

À la Une

Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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