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Nomination des bourgmestres/UDPS : Augustin Kabuya brise le silence
Au moment où plusieurs voix s’élèvent pour réclamer sa démission pour cause d' »imprudence » en présentant, le samedi dernier, 3 membres de son parti, l’UDPS, nommés comme bourgmestres par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, le sécretaire général de l’UDPS/TSHISEKEDI, Augustin Kabuya, est sorti de son silence en accordant, ce mardi 20 août, une interview exclusive à LIBERTEPLUS. » Je constate seulement que chacun voulait régler des comptes à Augustin KABUYA à travers cette affaire », a-t-il d’entrée de jeu déclaré.
» D’ailleurs, ça me fait rire et j’ai pitié de certaines personnes qui, habitées par la haine et la jalousie, se sont comportées comme des gamins de l’école maternelle. Je me demande comment des gens sérieux pouvaient-ils se servir des injures via les réseaux sociaux pour chercher à tout prix à dénigrer Kabuya, comme s’ils avaient la possibilité de l’effacer si facilement sur l’échiquier politique de la RDC? Même un criminel, on l’écoute quand bien avant de le condamner ! », a-t-il martelé.
Puis de se poser la question: » Comment des gens sérieux qui se réclament de l’UDPS et des TSHISEKEDISTES pouvaient-ils descendre trop bas comme ça? Tout ça, je crois bien, à cause de la jalousie. Au PPRD et à l’UNC, leurs membres ayant bénéficié de ces mêmes nominations ont été aussi présentés à leurs bases, mais aucun membre de ces partis précités n’a fait ce que les membres de l’UDPS font contre leur secrétaire général que je suis. Demain, ils seront les premiers à accuser d’autres partis de fomenter des coups bas contre l’UDPS », a-t-il indiqué.
Au stade actuel, rencherit-il, quelqu’un peut-il me dire si ceux qui écrivent dans les réseaux sociaux sont-ils envoyés par l’UNC ou d’autres partis?
Ma réponse est non ! « Je suis un homme D’ÉTAT, je préfère mourir avec la vérité dans ma bouche. Je demande au cabinet du gouverneur Gentiny Ngobila de réfléchir plusieurs fois avant de sortir n’importe quel type de communiqué qui risque de mettre de l’huile sur le feu », a-t-il averti.
En ce qui le concerne, conclut le secrétaire général du parti présidentiel, il se réserve de tout commentaire sur la question. « Aux uns et autres qui ne jurent que sur ma disparition politique, ils doivent comprendre que l’élévation d’un être humain vient de Dieu ».
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
