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« Les personnalités ministrables issus du FCC ont tous été acceptée par le président de la République » ( Néhémie Mwilanya )
Le coordonnateur national du front commun pour le Congo, FCC en sigle, Professeur Nehemie Mwilanya a tenu une conférence de presse sur la matérialisation de la coalition FCC-CACH à l’issue des élections générales libres, démocratiques et transparentes de décembre 2018 ce mardi 20 août 2019 au Rotana Hôtel dans la commune de la Gombe.
Au cours de cette conférence, Néhémie Mwilanya est revenu sur les négociations qui ont abouti à la coalition FCC-CACH ainsi que les péripéties actuelles pour la formation du Gouvernement.
« Si cela a pris du temps, c’est la preuve que nous voulions nous éprouver nous-mêmes pour savoir si nous étions si engagés que ça pour aller plus loin. Arriver à mettre toutes les institutions ensemble, c’est quand-même un grand défi relevé. Il ne reste qu’à les faire fonctionner.
Et le faire rationnellement et à atteindre les objectifs », a dit Néhémie Mwilanya Coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) à la presse.
La coalition FCC-CACH est basée selon lui d’abord sur une l’idéologie commune.
« Lorsque nous disons que nous assumons cette coalition, c’est parce que pour nous, la première fondation et la plus solide demeure la proximité idéologique. Il reste à savoir si nous nous sommes trompés ou pas. Je pense que jusqu’à preuve du contraire nous nous définissons comme même bord idéologique de la gauche. Nous en avons parlé », a t-il affirmé.
Le deuxième pilier de cette coalition est selon le coordonnateur du FCC le programme commun qui réunit le FCC et le CACH.
« La deuxième dimension, c’est le programme commun. Il ne s’agit pas ici des gens qui s’apprécient et qui décident de se mettre ensemble. Non ! Il s’agit des gens qui lèvent l’option de mettre leurs forces ensemble pour travailler à résoudre les problèmes fondamentaux du pays, à améliorer les conditions de vie de nos populations », a t-il déclaré.
S’agissant du partage de responsabilité, Néhémie Mwilanya estime que c’était la dernière étape des négociations.
« Nous avons mis trois jours à Mbuela Lodge pour discuter du programme. Ce n’est qu’après que nous avons évoqué la nomenclature des ministères et le partage de responsabilité », a t-il indiqué.
Et de poursuivre:
« Le FCC a joué la carte de la régénérescence, du renouvellement de la classe politique. »
L’ancien Directeur de cabinet de Joseph Kabila estime que le prochain gouvernement a tenu compte du genre et de la jeunesse dans sa composition.
« Vous allez vous en rendre compte lorsque l’équipe gouvernementale sera rendue publique, que le FCC a joué la carte du genre. Un quota significatif, important et surtout qualificatif a été attribué à la jeunesse mais également à la femme. »
Pour lui, les personnalités ministrables issus du FCC ont tous été acceptée par le président de la République.
Ont été invités à cette conférence du FCC : les présidents des regroupements du FCC dont le secrétaire permanent du PPRD Emmanuel ramazani Shadari, le coordonateur du NOGEC Constant Mutamba, le président du RCD Azarias Ruberwa, etc.
Bishop Mfundu
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
