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Noël Tshiani : « Avec Katumbi et Muzito, la famille politique de Joseph Kabila se reconstitue »

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Après la marche du samedi dernier regroupant le FCC de Joseph Kabila, Lamuka de Martin Fayulu et Adolphe Muzito ainsi que d’autres forces politiques et sociales, le candidat à l’élection Présidentielle 2018, Noël Tshiani estime que la famille politique de Joseph Kabila est entrain de se reconstituer.

« La famille politique de Joseph Kabila se reconstitue », constate Noël Tshiani dans un point de vue partagé sur sa page Facebook ce lundi 15 novembre 2021.

Qui rappelle que « Joseph Kabila avait comme gouverneur du Katanga Moïse Katumbi et comme Premier ministre Adolphe Muzito ».

« Quand je les vois avec les Shadary, je me dis que c’est la famille politique de Joseph Kabila qui s’était disloquée ».

Selon lui cette coalition n’a rien à offrir au peuple congolais car ils font partie du problème et non de la solution.

Mais, « ces gens n’ont pas de recettes à offrir pour améliorer la gouvernance en RDC ».

« Ils font partie du problème. Ils nous ont laissé un pays avec trop de crimes humains ».

 »Leur gouvernance s’est caractérisée par un niveau très élevé de corruption, de détournement et de prédation ».

Par contre, Noél Tshiani estime qu’il faut laisser Dénis Kadima travailler, « on doit (juste) renforcer le mécanisme d’observation ».

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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