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Affaire » Bukanga Lonzo « : Malgré l’arrêt ayant déclaré l’incompétence de la Cour constitutionnelle, Matata Ponyo, Kitebi et Glober toujours dans le collimateur de la justice !
La Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente à engager des poursuites contre l’ancien premier ministre Matata Mponyo; l’ancien Directeur de BCECO et ministre délégué aux Finances, Patrice Kitebi, et l’homme d’affaires sud-africain Gobler dans l’affaire de détournement des fonds alloués au projet » Bukanga-Lonzo ».
C’était au cours d’une audience tenue ce lundi 15 novembre 2021 au siège de ladite Cour à Kinshasa, Gombe.
La Cour constitutionnelle, siégeant en matières répressives, en premier et dernier ressort, le ministère public entendu, déclare recevable et fondée l’exception d’incompétence soulevée par les avocats des 3 prévenus lors de l’audience précédente.
D’après Maître Laurent Onyemba, un des avocats du sénateur Matata Mponyo, parmi les exceptions soulevées, il y a « l’incompétence de la Cour et de l’irrecevabilité de l’action ».
« La Cour constitutionnelle n’est pas la juridiction pénale d’un ancien Premier ministre, mais d’un Président de la République et d’un Premier ministre en fonction », a-t-il ajouté au micro de Top Congo FM.
« Quand elle se déclare incompétente, elle nous donne raison. Ceci plaide en faveur de ma théorie du vide juridique. Donc, personne ne peut juger Augustin Matata Ponyo pour ces faits là parce qu’il n’est plus Premier ministre. La conséquence : la Cour le renvoie de toute poursuite ».
Concrètement, en ce qui concerne le dossier Bukanga Lonzo, « Augustin Matata Ponyo ne sera plus jugé. L’affaire est close », pense son avocat.
Par contre, pour Maître Willy Wenga, Matata Ponyo reste judiciable devant la Cour de cassation.
« Il reste justiciable de la Cour de cassation sur requête du ministère public pour autant que les faits ne sont pas prescrits. Et cela pendant son mandat de sénateur, « avec la l’autorisation du Sénat, ou après, « de pareils faits sont prescriptibles après 10 ans », a insisté cet avocat.
Interrogés par CONGOPROFOND.NET, plusieurs juristes ont indiqué que l’affaire n’est pas terminée pour affirmer que l’ancien Premier ministre s’en est tiré. » Il s’agit simplement du non respect de la procédure à cette étape. Mais les griefs restent intacts. Au moment opportun, le parquet compétent près la Cour de cassation et le procureur peut ouvrir le dossier, sinon une procédure de levée des immunités auprès de la Cour de cassation », a déclaré la juriste Dorcas Ntumba Bukasa.
Somme toutes, cet épisode du feuilleton Matata au niveau de la Cour constitutionnelle a permis de taire toutes les critiques infondées sur l’inféodation de cette haute juridiction judiciaire à une main noire en vue de faire condamner l’ancien Premier ministre pour des raisons politiques.
Rappelons qu’Augustin Matata Ponyo est considéré par l’Inspection Générale des Finances( IGF), dans son rapport, comme auteur principal de la débâcle du Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, ce projet qui a fait perdre plus de 200 millions de dollars à la République démocratique du Congo.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
