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Diplomatie : Pierre Ebbe Monga, une compétence élevée à la dignité d’ambassadeur de la RDC

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Par son ordonnance du 10 novembre 2021, le Président de la République a élevé à la dignité d’ambassadeur et à la nomination d’ambassadeur de la République Démocratique du Congo quelques 23 hauts cadres du Ministère des Affaires Étrangères dont fait partie Monsieur Pierre Ebbe Monga , un cadre très compétent qui a principalement évolué à la Direction juridique de ce ministère et a gravi tous les échelons jusqu’au grade de Directeur.

De ce jeune Directeur très compétent, on peut retenir la prise en charge par lui de nombreux dossiers pour le compte du Ministère des Affaires Étrangères, notamment :
– Expert et Négociateur dans le dossier RDC vs Ouganda;
– Expert et Représentant de la RDC aux travaux du groupe de travail 3 de la CNUDCI sur la réforme du règlement de différend entre États et investisseurs
– Bénéficiaires des nombreuses et riches formations au Tribunal International du droit de la mer et la formation en droit international organisé par le Bureau des Affaires juridiques des Nations unies.
– Directeur et Conseiller juridique à ce même ministère où il a été au coeur de la gestion de plusieurs dossiers notamment la spoliation des immeubles appartenant aux ambassades, le contrat sur la réduction du tarif des passeports, la rédaction des différents projets d’accord ainsi que des avis juridiques sur plusieurs dossiers à caractère international.

Outre les Affaires Étrangères, Pierre Ebbe Monga a servi la République comme Expert juriste en charge des questions politiques à la CEI et se trouve l’une des personnalités qui ont initié les procédures sur l’accréditation des témoins des candidats ainsi que le forum des partis politiques.

Il a aussi été Chef de cabinet de la Questeur de la CENI entre 2011 et 2013.

Assidu au travail et de part sa compétence, il a gagné du respect au Ministère des Affaires Étrangères où il a été surnommé  » double cerveau ».

Détenteur de la formation diplomatique à Clingendael aux Pays-Bas, ce diplomate est aussi membre de la Task-force du ministère des Affaires étrangères à la mandature de la RDC à l’Union Africaine (UA).

Avec cette dernière nomination, Son Excellence Monsieur le Président de la République a fait un très bon choix où la République en tirera de nombreux profits.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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