Connect with us

À la Une

Musique : Josky Kiambukuta  » Djo Sex  » décédé ce dimanche à 72 ans à l’hôpital Ngaliema

Published

on

Affaibli par la maladie depuis quelques années, l’artiste musicien Josky Kiambukuta alias Djo Sex est mort ce dimanche 7 mars 2021 à l’hôpital Ngaliema de Kinshasa où il était interné depuis la semaine passée.

Nouvelle confirmée par son « fils » Eric Mpoyi, ce dernier l’a assisté durant toute son hospitalisation jusqu’au dernier souffle de vie de l’artiste.

Auteur, compositeur et interprète, grande voix de la scène musicale congolaise, le « Commandant de bord » était l’un des rares pionniers musicaux encore en vie.

Artiste de talent, Josky Kiambukuta Londa est né un certain 14 février 1949. En 1969, il intègre l’orchestre African Fiesta Sukisa de Dr Nico et se fera connaître par sa voix puissante dans plusieurs tubes dont  « Sady naboyi masumu », « Echantillon pamba », « Ntumba » de Lessa Lasson avec qu’il formait un duo de choc.

En 1971, sa voix si particulière et prenante se fait découvrir à travers des œuvres collectives avec ses collègues, mais sa propre composition fait écho et finit par révéler ses talents d’auteur compositeur au grand public. Suite à cette révélation, Luambo Franco va l’incorporer dans l’OK Jazz, en 1972.

Sa carrière mise en lumière explose et s’impose dès ce moment-là. « Chandra », « Na mabele », « Baby » et « Chez mère Kusala » furent parmi ses chefs-d’œuvre qui lui ont valu un autre pseudo, celui de « Commandant de bord » du grand navire OK Jazz.

En 1988, Josky fait partie des musiciens que Franco emmène en tournée à Bukavu, à Goma, au Rwanda et au Burundi. Malheureusement, en 1989, le tout puissant Maître Franco Luambo Makiadi décède et Josky essaie tant bien que mal, durant quatre ans, de garder l’orchestre la tête au dessus de l’eau avec ses collègues Ndombe, Shekomba. Hélas sans succès.

Puis, en 1994, le poète Simaro Lutumba le recrute dans Bana Ok mais, en 2003, il décide d’émigrer en Europe où sa carrière peine à décoller. Il sort la même année un album depuis Paris où il réside. Contre toute bonne attente, l’album fait un grand flop.

Ne baissant pas les bras, il va reessayer en 2006 avec l’album « Chandra » qui fut lui, à son tour, un succès indéniable au premier rendez-vous. Peu après, on a entendu de moins en moins parler de lui, jusqu’ à ce qu’en 2011, il refasse surface suite à des accusations de faire une carrière solo. L’artiste signe et persiste qu’il est et qu’il restera à jamais membre de Bana Ok et cela même s’il créait un autre orchestre.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

Published

on

Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

Continue Reading