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Kinshasa : obstacles à la participation politique des femmes congolaises

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La problématique de la représentativité de la femme aux postes de prise de décisions reste un défi à relever en République Démocratique du Congo.

C’est pour cette raison que Journaliste pour les droits humains, en partenariat avec UCOFEM, a organisé ce samedi 06 mars 2021, au Pullman hôtel, une table ronde de plaidoyer.

Cette rencontre a réuni autour d’une même table parlementaires, membres des organisations de la société civile et responsables des médias en vue de parler du respect de la parité homme-femme dans le futur gouvernement.

Pour Marie Josée Ifoku, unique femme candidate à la présidentielle de 2018, le taux de participation des femmes en politique est très faible. Cela est dû à l’éducation congolaise. La jeune fille est sacrifiée au profit du jeune garçon, car elle doit rester à la cuisine.

Selon cette femme politique, les femmes doivent être solidaires envers elles afin de relever le défi. « Nous sommes dans un monde d’hommes. Et pour eux, la politique veut dire pouvoir. Pour les femmes c’est un peu différent. Nous venons en politique pour apporter des solutions aux problèmes du peuple. Une fois arrivées au pouvoir nous devons nous soutenir pour atteindre certains objectifs », a-t-elle indiqué.

Pour Maître Lisette Mavungu, membre du cadre permanent de concertation de la femme Congolaise (CAFCO), nous vivons dans une société patriarcale. Il faut un grand travail pour s’en défaire et amener à faire comprendre que la femme fait partie de la société au même titre que son partenaire masculin.
« Même lorsque nous sommes englouties par ce système patriarcal, qui ne nous facilite pas la tâche, il faut d’abord commencer par faire disparaître cette pesanteur culturelle et passer à d’autres obstacles notamment le manque de volonté personnelle à s’engager en politique».

La députée nationale Christelle Vuanga, l’une des trois femmes membres d’une commission parlementaire composée de 50 élus et unique femme membre du bureau de cette commission, la solidarité est l’élément qui doit caractériser les femmes. Elle affirme se battre pour que les autres femmes députées puissent toujours se retrouver sur les listes pour des missions parlementaires ou pour toutes autres activités du parlement.

Il convient de signaler ici qu’il existe plusieurs instruments juridiques qui ont été signés en Rdc et qui n’attendent que leur ratification. Parmi les instruments déjà en vigueur on peut citer la convention sur la participation politique des femmes. Ce qui reste à faire c’est la vulgarisation de tous ces instruments qui sont déjà publiés dans le journal officiel.

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En organisant cette table ronde, Journaliste pour les Droits Humains (JDH) veut impliquer les parlementaires afin qu’ils s’engagent dans cette lutte. Une façon de les pousser à mener un plaidoyer auprès du premier ministre pour qu’on respecte la parité dans le prochain gouvernement, conformément au prescrit de la loi fondamentale du pays.

Rappelons que lors de sa prise de pouvoir, le nouveau premier ministre avait promis de tenir compte de la parité dans la composition de son gouvernement.

Elda Along /Congoprofond.net