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Musique: consolidation des relations entre USA et RDC grâce au Jazz
Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale du Jazz, l’ambassade des Etats-Unis en RDC a organisé un atelier et une jam session ce jeudi 29 Avril à 10h à la section culturelle de cette représentation diplomatique à Kinshasa. Une session qui a permis aux participants de comprendre les origines du Jazz.
Occasion pour Isaac Kayemba, assistant culturel à l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, de remercier les participants, par un mot de circonstance chaleureux, avant de laisser la place aux intervenants pour brosser l’importance de la musique jazz.

« Cela fait presque 1 an et demi qu’il n’y a pas eu d’activités ici à l’ambassade à cause de la pandémie Covid-19. Mais qu’à cela ne tienne, nous respectons les mesures barrières telles que édictées par les autorités. L’idée, ici, est de partager nos deux cultures, américaine et congolaise », a expliqué Isaac Kayemba.
Plusieurs intervenants ont concouru à ce grand rendez-vous, notamment Trésor Tshibuyi, Paul Leperc alias « Jafrozz », Gaby, Kojak, King Alesh, etc. Ces professionnels de la musique ont expliqué, chacun son tour, l’origine, les mutations et les différentes variantes qu’a connu le jazz jusqu’à ce jour.

Le plus important à retenir est que le jazz est né à la fin du 19ème et début du 20ème siècle, dans les États du Sud des États-Unis (principalement la Nouvelle-Orléans), sur initiative de la communauté noire afro-américaine.
En effet, entre le XVIème et le XIXème siècle, les esclaves qui débarquaient aux États-Unis ont emmené, avec eux, leurs traditions musicales et instrumentales.
À l’origine, le jazz prend l’apparence de work songs chantées par les esclaves au cours des journées passées dans les plantations. En parallèle, on apprécie les gospels songs dans les lieux de culte. Ces nouveaux styles musicaux mêlent le chant avec le mouvement et la danse énergique. » Ils n’étaient pas bien vus dans la société, car liant l’image de l’esclavage à la population afro-américaine », indique-t-on.
Les intervenants ont souligné que ce mélange de deux cultures a agendré le Jazz.
Signalons que le prochain festival international du Jazz en République démocratique du Congo aura pour thème « Jazz 25 »
Baby Mosha/Congoprofond.net
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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.
Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).
Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet
Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.
Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.
« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.
Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.
Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.
« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.
Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.
Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.
« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.
Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.
Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.
« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.
Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.
« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.
Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
