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Multiplication d’accidents sur l’avenue de la Paix: les riverains plaident pour l’installation des dos d’âne le long de la route
C’est à cause des accidents à répétition sur l’avenue de la Paix que les populations de Matete et Kinseso se sont liguées pour demander aux autorités l’installation des dos d’âne.
« Il ne se passe pas un jour sans accident, surtout de la part des taxis motos à deux et trois rues », explique Roland Badibanga, habitant du quartier.
Il ajoute: « Pas moyen de traverser, une seule petite bande prévue pour les piétons, pas de signalisations routières, … l’installation des dos d’âne serviront de ralentisseur, grâce à cette bande épaisse, pour que les motocyclistes réduisent leurs vitesses ».
Rappelons-le, cette route qui facilite les habitants des communes de Matete et Kinseso de circuler librement, est l’une des voiries qui étaient inscrites dans le programme d’urgence de 100 jours du chef de l’État. L’avenue De la Paix est le prolongement de la route des Poids-Lourds, dont la partie asphaltée, bénéficiaire du programme 100 jours, commence au niveau du Pont Matete. Et de là, l’avenue de la Paix, traverse deux communes, Matete et Kisenso, jusqu’à la jonction, au niveau de N’Djili-Kikimi (ex N’Djili-Brasserie), avec la route qui mène dans la province du Kongo-central.
Partant de cette réalité, il ne serait pas exagéré de dire que l’avenue de la Paix est une route d’intérêt national.
Voilà pourquoi le chef de l’État avait jugé cela prioritaire dans son programme d’urgence, dans la mesure où, jusqu’à la décennie 80, des véhicules rentrant des villages de l’ex Bas-Congo bondés de marchandises, dont notamment des fagots de bois, sacs de braise, chikwangues, feuilles de manioc, etc., empruntaient cette route, pour desservir la capitale Kinshasa au niveau des communes de Kisenso, Matete et même de Limete (quartiers Kingabwa, Ndanu, Salongo, etc.).
Cette route est très importante, mais les accidents sont nombreux très souvent causés par les motocyclistes.
En règle générale, les causes humaines des accidents les plus fréquentes : l’alcoolémie et la vitesse sont présentes respectivement dans 31% et 25% des accidents mortels, la fatigue ou la somnolence sont en cause dans près de 8% des accidents mortels. La distraction est aussi un facteur humain d’accident de la route.
Les taxis motos à deux et trois rues ne respectent pas la vitesse. Dans ce coin de Kinshasa, les motocyclistes tués ne portaient pas de casques. Le non-port du casque sont donc également des causes des accidents de la route.
Pourtant la distance de sécurité doit être de 2 secondes au minimum. Plus de la moitié des chauffeurs ne respectent pas cette règle pourtant très importante.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET