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Beni : les Fardc neutralisent 8 miliciens Maï-Maï à Bashu

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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) ont neutralisé 8 miliciens Maï-Maï dans le village de Makungwe, chefferie de Bashu, territoire de Beni, dans la province du Nord Kivu. Selon le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1, cette frappe a été infligée à la milice au cours des affrontements qui ont opposé ces miliciens -dirigés par un certain Baraka- aux forces loyalistes tôt dans la matinée de ce samedi 9 octobre 2021.

« C’est vers 5h00 du matin qu’un groupe des Maï-Maï a attaqué, avec leurs armes, la position du 313e bataillon commando, au village Makungwe, à plus ou moins 6 km à l’est d’Isale. Réagissant, les forces armées ont ouvert le feu et ont neutralisé 8 combattants Maï-Maï », a précisé Anthony Mwalushayi. La même source a ajouté qu’au cours des échanges des tirs, un combattant Maï-Maï blessé est admis au soins dans une structure sanitaire de la place. Et quatre armes du type AK-47 ont été récupérées par l’Armée.

« Nous signalons également qu’un combattant de ce mouvement, blessé pendant les affrontements, a été également arrêté et hospitalisé dans un centre de santé pour des soins appropriés », a ajouté le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1.

Cette attaque intervient après que l’armée venait d’installer une position à Makungwe. L’objectif, c’est de stopper toute tentative de montée des ADF du Graben vers les villages de cette chefferie de Bashu, a-t-on appris auprès du député provincial Émile Saidi Balikwisha. Selon cet élu du territoire de Beni, attaquer le village Makungwe, c’est ouvrir un libre passage aux ADF et jouer le jeu de l’ennemi, a regretté ce natif d’Isale Vulambo.

Signalons que depuis la restauration de l’état de siège, les Fardc font face à des groupes armés négatifs dans la province du Nord Kivu et l’Ituri. Ces groupes armés locaux et étrangers s’attaquent à la population et aux éléments de l’Armée.

Nehemy Mbusa/ Congoprofond.net

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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