Connect with us

Actualité

MPOX : Une urgence de Santé Publique qui résonne en Afrique – L’appel à l’action est maintenant

Published

on

 

L’Afrique est une terre de résilience, mais elle se trouve à un carrefour critique face à une menace sanitaire qui ne doit pas être sous-estimée : la propagation de Mpox, anciennement connu sous le nom de variole du singe. L’Afrique CDC (Centre africain de contrôle et de prévention des maladies) a récemment déclaré l’état d’urgence de santé publique à l’échelle du continent.

 

Cette décision, bien que nécessaire, soulève des questions alarmantes sur notre capacité collective à répondre à cette crise. Depuis le début de l’année, le nombre de cas de Mpox a explosé dans plusieurs pays africains. Les chiffres, qui étaient autrefois considérés comme marginaux, montrent une augmentation de près de 300 % en seulement quelques mois.

 

Les pays tels que la RD Congo, le Nigeria et le Ghana sont en première ligne, mais la menace s’étend rapidement, touchant des nations qui pensaient être à l’abri. L’urgence déclarée par l’Afrique CDC est un cri du cœur pour alerter sur les failles béantes de nos systèmes de santé. Le temps presse, et les leçons tirées des crises passées doivent servir de catalyseur pour une action rapide et déterminée.

 

Alors que les pays européens et américains investissent massivement dans la recherche et le développement de vaccins et de traitements, l’Afrique se retrouve souvent à la traîne. Les infrastructures de santé, déjà fragiles, sont sur le point de craquer sous la pression de cette nouvelle menace. Les hôpitaux sont débordés, les professionnels de santé sont épuisés, et les ressources sont limitées.

 

Au-delà des défis logistiques, Mpox est également confronté à un autre ennemi : la stigmatisation. Les personnes touchées par cette maladie sont souvent victimes de discrimination, ce qui complique encore la détection et le traitement des cas. La peur et l’ignorance alimentent les mythes autour de la maladie, rendant la sensibilisation et l’éducation essentielles pour une réponse efficace.

 

Il est impératif que les gouvernements africains, les organisations internationales et la société civile unissent leurs forces pour combattre cette épidémie. Une mobilisation sans précédent est nécessaire pour garantir l’accès aux soins, la formation des professionnels de santé et la sensibilisation des populations face à ce danger qui se propage.

 

Si nous ne prenons pas cette situation au sérieux, Mpox pourrait devenir une autre maladie endémique sur le continent, ajoutant une pression supplémentaire sur des systèmes de santé déjà surchargés. Les conséquences économiques, sociales et sanitaires pourraient être dévastatrices. L’Afrique ne peut pas se permettre d’être le dernier maillon de la chaîne de réponse aux crises sanitaires mondiales.

 

L’Afrique est à un tournant décisif. La déclaration d’urgence de l’Afrique CDC est un signal d’alarme que nous ne pouvons ignorer. Il est temps de briser le silence, de mobiliser les ressources et de se battre pour la santé de nos populations. Mpox n’est pas seulement une question de santé publique ; c’est une question de dignité, de solidarité et d’avenir. Ne laissons pas l’histoire nous juger comme des spectateurs passifs face à cette menace imminente. L’heure est à l’action.

 

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

Published

on

L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

Continue Reading