Politique
Jean Jeef Mwanza, la voix d’une génération qui veut réinventer Kazumba ( Interview)
Acteur de la communication publique, journaliste indépendant et candidat politique engagé, Jean Jeef Mwanza incarne une nouvelle génération de leaders en République Démocratique du Congo. Entre gestion des réformes éducatives, direction d’un média influent et plaidoyer pour sa circonscription de Kazumba, il nous livre sa vision du changement.
CONGOPROFOND.NET : Vous occupez actuellement un rôle stratégique au Ministère de l’Éducation nationale. Quels sont, selon vous, les principaux défis de la communication publique dans ce secteur ?
Jean Jeef Mwanza : La communication publique dans l’éducation est essentielle pour instaurer la confiance entre l’État et les citoyens. Notre défi principal est de rendre accessibles les réformes comme la gratuité de l’enseignement, de valoriser les initiatives nouvelles, tout en gérant la communication de crise lorsqu’il le faut. L’éducation est un droit fondamental et son information doit être claire, transparente et continue.
CONGOPROFOND.NET : Vous êtes également Directeur général du site Grandjournalcd.net. Comment conciliez-vous vos responsabilités institutionnelles et votre engagement pour un journalisme indépendant ?
Jean Jeef Mwanza : C’est un équilibre subtil mais nécessaire. Mon travail au ministère est strictement institutionnel, tandis que Grandjournalcd.net reste un espace d’expression libre et critique. Je veille à ce que l’indépendance éditoriale soit préservée. Dans une démocratie naissante comme la nôtre, il est vital d’avoir des médias qui questionnent et qui éclairent.
CONGOPROFOND.NET : Vous avez participé à d’importantes réformes éducatives. Quelles réalisations vous tiennent particulièrement à cœur ?
Jean Jeef Mwanza : Je suis fier d’avoir contribué à l’intégration des compétences du 21ᵉ siècle dans nos curricula, à la promotion de l’éducation des filles et à l’introduction du numérique dans l’apprentissage. Ces initiatives répondent aux besoins réels de notre jeunesse pour un avenir compétitif et inclusif. »
CONGOPROFOND.NET : Lors des législatives, vous avez contesté les résultats dans la circonscription de Kazumba. Que représente cet engagement politique pour vous ?
Jean Jeef Mwanza : Kazumba, c’est chez moi. Mon engagement est sincère : améliorer les infrastructures de base, garantir l’accès à l’eau, à l’électricité et moderniser l’éducation locale. Contester les résultats, ce n’est pas une revanche personnelle, c’est défendre le droit des électeurs à être justement représentés.
CONGOPROFOND.NET : En tant qu’acteur du changement, quelle est votre plus grande ambition pour l’avenir de la RDC ?
Jean Jeef Mwanza : Je rêve d’une République Démocratique du Congo où la citoyenneté est forte, où l’éducation libère les talents, et où l’information circule librement. Mon ambition est de participer, avec d’autres, à la construction de ce pays que nous méritons tous.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
