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Mort de Lugi Gizenga : quel avenir politique pour le Palu ?

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Le secrétaire général a.i. du Parti lumumbiste unifié (PALU) Lugi Gizenga est décédé dans la nuit du lundi 1er au mardi 2 juin à Ngaliema Center.

Alors que la cause précise n’est pas encore révélée, certaines sources évoquent déjà l’hypothèse d’un empoisonnement.  D’autres par contre indiquent qu’il s’agit du covid-19.

Cependant, des sources du Palu contactés par CONGOPROFOND.NET se réservent d’avancer telle ou telle autre raison. Elles rapportent plutôt que le fils du patriarche Antoine Gizenga était souffrant depuis plusieurs jours.  » Lorsqu’il a été acheminé à la clinique Ngaliema à Gombe, les services dudit hôpital ont refusé de le prendre en charge. C’est ainsi qu’il a été amené à Ngaliema Center à Kintambo où il est décédé peu avant minuit… », a renseigné un des proches de l’illustre disparu.

PALU: le ciel s’assombrit davantage

Pour certains membres du parti qui se sont confiés à CONGOPRIFOND.NET, c’est un grand coup pour le parti.

Tout en précisant que dans les prochaines heures, il y aura une communication officielle du parti de commun en accord avec sa famille biologique pour annoncer officiellement son décès, ils ont fait savoir que ce triste événement intervient un an après la mort du patriarche Gizenga Antoine, son prédécesseur à la tête du parti.

Notons qu’au mois de mars de l’année en cours, des jeunes de son parti fustigeait la manière de gérer de Lugi Gizenga qui ne cadrait pas avec les enjeux du moment. Dans une correspondance adressée à Joseph Kabila Kabange, autorité morale du FCC, ces jeunes lui reprochait le manque de dynamisme.

La machine Palu ne tournant plus en plein régime depuis la mort d’Antoine Gizenga et la dissidence d’Adolphe Muzito, des observateurs notent que cette disparition risque de donner un coup à l’estocade de ce vieux parti révolutionnaire.

Lugi Gizenga, né le 21 septembre 1965 à Kinshasa au Congo, est un homme politique congolais, membre du Parti lumumbiste unifié (PALU).

Fiscaliste de formation, il a été conseiller chargé des investissements et partenariats auprès de Martin Kabwelulu, ministre des Mines de RDC jusqu’en octobre 2015. Le 24 octobre 2015, Lugi Gizenga est nommé au poste de secrétaire permanent et porte-parole du Parti lumumbiste unifié, PALU, afin de recréer la cohésion interne et externe du parti.

Le 17 janvier 2016, il s’exprime pour la première fois en tant que secrétaire permanent du PALU devant plus de 10 000 militants à la FIKIN, lors de la célébration de l’assassinat du héros de l’indépendance congolaise, Patrice Emery Lumumba.

Dans son combat politique, Lugi Gizenga a toujours prôné la coalition du bloc lumumbiste comme c’était le cas avec son défunt père, l’ancien Premier Ministre Antoine Gizenga.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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