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Bâtir la nouvelle résilience économique de la RDC sur du béton (Tribune de Claude Ibalanky)
Tout récemment, certaines critiques se sont livrées sans scrupule dans des diatribes à peine dissimulées contre la personne du Chef de l’État et de son Administration.
S’érigeant presqu’en donneurs de leçon comme si ceux qu’ils prétendent défendre avaient conduit la nation à l’apothéose de sa prospérité.
Loin de moi l’idée de réprimer qui que ce soit, surtout dans ce contexte de l’État de droit pour lequel nous nous sommes battus et où la liberté d’opinion qui en résulte est un droit fondamental. Je m’évertue juste à travers ces lignes à recadrer les choses dans leur contexte juste, pour ne pas étouffer la vérité au risque de tordre l’histoire qui s’écrit sous nos yeux. Allons-y !
C’est depuis bien longtemps que le leadership du Président de la République a sifflé la fin de la recréation. Il est temps de faire place au travail, au bon travail. La rupture d’avec le système du passé s’observe avec acuité. À moins d’être frappé de cécité mentale, affirmer qu’il n’y a pas un changement positif dans la marche du pays sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Félix TSHISEKEDI relève de la mauvaise foi.

Aucune crise n’est éternelle, la Covid-19 n’est pas la première ni la dernière que l’État pourra rencontrer au cours de sa vie, toutes sont vouées à disparaître. En ce qui concerne notre nation aujourd’hui, l’importance est de bâtir une résilience économique solide, susceptible de permettre au Pays de rebondir vers la bonne direction, une fois la crise passée, en renouant avec la production qui demeure le socle de la croissance économique.
La COVID-19 est une tragédie imprévisible qui, en moins d’une année a paralysé toute l’économie mondiale. Même les économies les plus solides et prospères de la planète à l’image de la CHINE (devenue l’usine du monde) et des États-Unis, première puissance économique, sont aujourd’hui à genoux suite à cette pandémie.
La République Démocratique du Congo en tant que composante de la planète devenue aujourd’hui un village grâce à la mondialisation, n’est bien évidemment pas épargnée par ce choc exogène de grande envergure qui paralyse, confine et détruit tout sur son passage y compris des précieuses vies. On compte plus de 100.000 âmes perdues au Pays de l’oncle SAM terrassé par l’ennemi commun invisible, dont toutes les intelligences de la terre entière peine à maîtriser.
Si le monde entier réuni a du mal à apprivoiser cette pandémie, il serait aberrant de penser que la République Démocratique du Congo, un Pays en conflit (j’évite expressément le terme post-conflit !), avec une économie extravertie puisse opérer des miracles financiers en cette période.
Le Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO n’a pas de baguette magique pour opérer des miracles économiques en moins de deux ans de règne comme le souhaitent ses détracteurs. Il a hérité d’un Pays malade, agonisant sous des plaies profondes qui saignent jusqu’à ce jour à l’Est, un État pillé de fond en comble par ses propres dirigeants devenus plus riches que l’État lui-même, dans lequel tous les indicateurs socio-économique affichent rouge.

Dès son ascension à la tête du Pays, le Président de la République a tout de suite changé de paradigme de gestion. Il a réconcilié les cœurs brisés des politiciens congolais, les prisonniers d’opinions ont bénéficié d’une grâce présidentielle, certains réfugiés politiques sont rentrés au bercail. Il a lancé la gratuité de l’enseignement de base conformément à la constitution, il a réconcilié le pays avec ses neuf voisins et quasiment tout le continent, replaçant ainsi la RDC sur l’orbite de la diplomatie internationale dont résultent même plusieurs promesses des financements de la part des partenaires multilatéraux et bilatéraux avant que la maudite COVID-19 ne vienne tout suspendre.
Qu’à cela ne tienne, le Pays de TSHISEKEDI wa MULUMBA est en train de se relever. Le Président Felix TSHISEKEDI l’a sorti du coma. La RDC résiste tant bien que mal et à sa manière au nouveau Coronavirus, elle se construit aussi à sa façon un État de droit dont l’indicateur principal, est le fameux procès des travaux du programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’État, qui a déjà permis au trésor public de récupérer près de 40 millions des dollars. Ce qui constitue une grande première en RDC, malgré les intimidations dont font l’objet les magistrats instructeurs, juges commis à la tâche, et même d’autres personnes. Sous le Président Félix TSHISEKEDI les Sévices de Sécurité, de la Police Nationale Congolaise (PNC) et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) se sont humanisés.
Les ennemis de la République, aigris et jaloux de ce nouvel élan sont à la manœuvre pour mettre les bâtons dans les roues de l’acteur de ce changement. Peine perdue ou véritable coup d’épée dans l’eau car le peuple congolais a embrassé cet esprit de changement, de la bonne gouvernance et aide le gouvernement sous l’égide du Président de la République à combattre l’impunité sous toutes ses formes.
C’est pour bâtir la nouvelle résilience économique de la RDC sur du béton de « Fatshi béton » qu’un collectif budgétaire révisé de 6,6 milliards des dollars USD au lieu des 11 milliards prévus dans le budget à corriger est en route vers le parlement. Les recettes publiques étant en chute libre à cause de la COVID-19, pour combler le gap de cette contre-performance, le gouvernement a semble-t-il dû recourir malgré lui aux avances de la Banque Centrale du Congo (BCC), augmentant ainsi la masse monétaire des francs congolais (CDF) en circulation dans un pays dollarisé à outrance et dont l’offre en devise s’amenuisait avec les mesures du confinement. C’est ce qui parait être la base de la dépréciation de notre devise nationale face au « roi dollar ». Par ailleurs, nous ne sommes pas le seul à connaitre cette malheureuse situation, l’Afrique du Sud, la deuxième économie du continent et la première industrielle, a vu sa monnaie nationale, le Rand sud-africain (ZAR) se déprécier de près de 40% en l’espace de 3 mois seulement!
Mais cette crise sanitaire aux conséquences financières est passagère du fait que les choses vont revenir à la normale après le nouveau Coronavirus. Les mesures nécessaires sont prises pour limiter les dégâts du nouveau Coronavirus en RDC. Il s’agit notamment de :
1. La promulgation d’un collectif budgétaire révisé ;
2. La réduction sensible du train de vie des institutions ;
3. L’architecture du Gouvernement central sera modifiée avec la réduction drastique des cabinets ministériels ;
4. Les nouveaux dirigeants technocrates expérimentés, patriotes et intègres seront nommés incessamment à la tête des entreprises et établissements publics et autres régies financières ;
5. Les grandes réformes fiscales et parafiscales seront lancées, dont :
• La mise en marche de la nouvelle chaîne de la recette qui va fonctionner en parallèle avec la chaîne de la dépense ;
• Le lancement du budget programme en replacement de l’actuel budget des moyens ;
•L’exécution sans failles du nouveau code minier ;
• La promulgation de la nouvelle loi-cadre des postes et télécommunications qui va réhabiliter l’État (opérateur historique) dans toutes ses prérogatives régaliennes en vue de capter tous les manques à gagner du trésor public ;
• La mise en œuvre des promesses des partenaires au développement multilatéraux et bilatéraux,
6. La mise en route des projets ( Fatshi Béton) pour mettre définitivement fin à la balkanisation économique du pays.
Ces projets intégrateurs changeront la donne et feront de la RDC cette nouvelle force régionale et continentale qu’elle mérite d’être.
Ce ne sera qu’après tout ça que nous pourrions juger en toute objectivité, le bilan du Président TSHISEKEDI. Pour le moment, il s’attèle à mettre en place une fondation solide pour bâtir cette résilience économique de notre Nation, dont nous rêvons tous !
Enfin, j’initie volontiers une invitation à quiconque le souhaite pour débattre publiquement de nos politiques et de l’avenir de notre Nation.
Claude IBALANKY EKOLOMBA/Acteur Politique Membre de l’UDPS
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
