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Mort brusque d’un enseignant à Kisantu: la Synergie des Syndicats des enseignants tient le Gouvernement pour responsable

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En pleine séance de cours, craie à la main, Zamba Luangu Jean-Evariste, enseignant au Collège Kubama à Kisantu, dans la province du Kongo central, s’est écroulé devant ses élèves, puis va mourir.

Le fait s’était déroulé le lundi 22 novembre 2021 dans la matinée.
Quelques heures après, la triste nouvelle a fait le tour du pays.

Beaucoup de Congolais, contactés par la rédaction du Congoprofond. net, s’interrogent sur la cause réelle de cette mort brutale, qui a laissé les gens perplexes.

Notons qu’a ce sujet, les avis sont partagés. D’un côté, l’hypothèse d’ennuis de santé semble être privilégiée et de l’autre, les conditions socio-professionnelles sont évoquées comme cause principale.

Ce dernier point de vue est celui soutenu par la Synergie des Syndicats des enseignants du Congo.

Simon Nsilulu, porte-parole de la Synergie dans la province du Kongo central, a déclaré le mercredi 24 novembre 2021 à la Radio Okapi que :  » Ceci explique la démission totale du Gouvernement congolais sur la vie socio-professionnelle des enseignants « .

Celui-là, a-t-il renchéri,  » avait 68 ans d’âge, ce qu’il a déjà accompli l’âge de la retraite. Nous pensons que le Gouvernement congolais est tenu responsable des enseignants qui sont en train de mourir comme ça « .

Aux dernières nouvelles, Zamba Evariste,  » vieux Z »pour les intimes, vient de laisser une veuve et des orphelins dans une maison de location, après 35 ans de carrière.

Pire encore, la famille n’a droit ni aux frais funéraires, ni aux indemnités de sortie. Elle ne va bénéficier que, nous précise une source officielle, du salaire du défunt pendant six mois, avant son remplacement par une autre personne au terme de cette période.  » Quelle profession ingrate ! », s’exclament les communs des mortels.

Signalons en passant qu’en République Démocratique du Congo, l’amélioration des conditions sociales, constituent actuellement l’une des revendications majeures des enseignants, pour lesquelles ils ont boycotté la rentrée scolaire 2021-2022, en grevant pendant près de deux mois.

Ce triste événement, disons-le, doit davantage interpeller les décideurs qui doivent penser à concrétiser toutes les promesses qu’ils ont faites aux enseignants, le 19 novembre dernier, à Mbuela Lodge à Kisantu, dans le cadre des négociations avec le banc syndical des enseignants.

Jules KISEMA/Congoprofond.net

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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central

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À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale

Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.

À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.

Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.

Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.

Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :

– des soins médicaux d’urgence,

– un accompagnement psychologique,

– une assistance juridique,

– et des mesures de réinsertion socio-économique.

Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.

Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.

« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.

Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.

Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.

Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET 

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