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Mise en place de la CENI : Mboso lance le dernier appel !

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Le président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso Nkodiapwanga a accordé un nouveau délais aux confessions religieuses pour désigner le président de la nouvelle Commission Électorale Nationale indépendante (Ceni). Les chefs religieux disposent donc d’un délais supplémentaire de 72 heures, à dater de ce vendredi 1er octobre.

Le dernier, à entendre le président, car « cet enjeux sollicite de nous tous, le sens de la mesure, le respect de tous et de chacun, la primauté de l’intérêt suprême qu’est la nation et son histoire ».

Christophe Mboso Nkodiapwanga a appelé à « […] cultiver l’honnêteté intellectuelle, l’esprit de tolérance, la foi dans l’espérance et le respect scrupuleux du pacte de Sun City qui nous a permis de relever un pays jadis martyrisé, brisé et divisé ; de retrouver la paix et l’intégrité du territoire de notre pays, n’en déplaise les violences et autres affres qui persistent encore à l’Est ».

Il a rappelé qu’ « il revient à la société civile des confessions religieuses, qui tarde encore et retarde le processus, de désigner ses délégués conformément à sa Charte ».

Dans un accent calme et doux, Mboso invite les responsables religieux à faire preuve de responsabilité. « Le monde entier nous regarde », a-t-il dit.

« Montrons notre patriotisme et notre dignité d’hommes intègres pour parvenir à relever ensemble les défis qu’impose l’envergure d’un processus électoral dans un pays- continent comme le nôtre ».

Le président de la chambre basse du parlement s’est adressé également à l’Opposition, à qui il a rappelé son devoir en matière de la composition du bureau de la Ceni : « Sur l’Opposition, il pèse l’obligation légale de déposer les procès-verbaux et dossiers relatifs à la désignation de ses délégués ». « En effet, pour la tenue des élections en 2023, l’Assemblée nationale est appelée impérativement à entériner tous les membres de la CENI au courant de ce mois et ce, sur la base de dossiers qui seront mis à sa disposition ».

Comme le meilleur père de famille, Mboso Nkodiapwanga a appelé la représentation nationale à se dépasser des contractions qui bloquent la mise en place de la Ceni : « dans un sursaut d’éveil de conscience citoyenne, et majorité, opposition, société civile, tous ensemble, engageons-nous résolument à supporter nos divergences pour surmonter les obstacles qui jonchent le chemin de la mise en place d’une nouvelle CENI »

Il a invité les députés à privilégier l’intérêt supérieur de la nation : « nous devons, au moyen de la raison, du bon sens inné en tout homme, travailler pour que le beau et le bien triomphent en nous. Les hommes passent, la patrie reste ! »

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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