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Mines: la relance de la Gécamines au cœur des échanges entre la ministre Antoinette N’Samba et le DG a.i

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La patronne des mines en RDC, N’samba Kalambay Antoinette, a eu, dans l’après-midi de ce mardi 07 septembre 2021, des échanges avec le directeur général ad intérim de la Gécamines, Bester Tambwe NGOY.

Considérant la Générale des carrières et des mines (Gécamines) comme la fille aînée du ministère des Mines, et ayant compris que ce géant minier fait face à beaucoup de difficultés, N’samba Kalambay a examiné avec son hôte les potentialités qu’a aujourd’hui cette entreprise pour être relancée afin qu’elle puisse redorer son blason d’hier.

« Je considère la Gécamines comme notre fille aînée; la Gécamines a des difficultés aujourd’hui, et nous avons eu des échanges avec la direction générale, le DG a.i; nous avons échangé sur les potentialités que la Gécamines a pour être relancée, afin qu’elle puisse redorer son blason d’hier », a-t-elle confiée à la presse.

Cette réunion a également tourné autour des réserves qu’a la Gécamines, parce qu’elle envisage faire la prospection pour pouvoir certifier ce qui lui reste comme réserve.

Antoinette N’samba Kalambay dit avoir échangé avec le DG a.i de la Gécamines sur les Joints ventures (J V) que la Gécamines a eu à signer avec certaines entreprises.

Un autre point qui a figuré à l’ordre du jour, c’est celui de la formation des agents et cadres de la Gécamines, pour le renforcement de leurs capacités, en ce qui concerne le cahier des charges.

Répondant à la question de la prétendue « vente à vil prix » d’un terrain de la Gécamines à une entreprise implantée dans le Haut-Katanga, le directeur général ad intérim, Bester Tambwe Ngoy, qualifie cette dénonciation de « sensationnel ». « Vous savez ce qui se raconte, quand nous, nous comprenons des choses. On trouve que c’est du sensationnel, parce que, dans le partenariat nous avons ce qu’on appelle le J.V, et là réellement la Gécamines a mis ensemble avec les partenaires, les gisements où elle bénéficie une partie des parts; et lorsque nous parlons de l’amodiation, c’est-à-dire que, la Gécamines a mis son gisement en location », a-t-il dit.

Il poursuit en expliquant qu’une amodiation veut dire, si la Gécamines se rend compte que celui qui est en charge du gisement ne le gère pas bien, elle peut toujours revenir là-dessus.

« C’est possible de récupérer un gisement qui a été engagé dans un partenariat, dans une amodiation, et ou dans une J.V dans la mesure où la gestion n’est pas bonne », a-t-il précisé.

Puis d’ajouter : »Une chose est certaine, lorsque vous avez engagé quelque chose dans un projet, pour y revenir il y a beaucoup de préalables en termes des conditions », s’est-il exprimé.

Bester Tambwe Ngoy renseigne, par ailleurs, qu’il a été très clair, dans ses échanges avec la ministre, afin que cette dernière puisse défendre son entreprise auprès des instances supérieures.

« C’est une très grande joie pour nous, de recevoir notre ministre de tutelle; nous espérons un support, et un accompagnement auprès d’elle. C’est comme ça que nous avons été très clair avec madame la ministre, pour qu’elle puisse comprendre nos difficultés, de manière à pouvoir nous défendre auprès des instances supérieures », a-t-il chuté.

Pour rappel, une découverte tristement mauvaise a été faite par le journaliste Israël MUTOMBO de Bosolo TV à la générale des carrières et des mines (Gécamine) dont le siège est basé à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, laquelle découverte révèle qu’un terrain minier de la Gécamines a été vendue, avec la bénédiction du président du conseil d’administration, Albert YUMA, à un vil prix à la société minière du Katanga ( SOMIKA) en sigle.

Ce journaliste d’investigations a fait cette révélation au cours de son émission « Bosolo na politique », dont la vidéo continue d’affoler la toile, et de faire couler beaucoup d’encres et de salives.

« Un constat amer a été observé à la Gécamines depuis 2012, où le sénateur à vie, Joseph KABILA aurait cédé plusieurs carrés miniers à vil prix, selon les informations de certaines personnes qui ont voulu s’expliquer dans l’anonymat, » dit-il au cours de son émission.

Israël MUTOMBO poursuit en disant : « l’équipe de Bosolo na politique est tombée sur un contrat signé en 2015, où un terrain de la Gécamines a été cédé à la société minière du Katanga ( SOMIKA) en sigle, pour 23 ans d’exploitation à seulement dix millions de dollars américains. Ce contrat est signé par Albert YUMA Mulimbi, président du conseil d’administration de la Gécamines, et son ancien directeur général ad intérim Jacques KAMENGA, sans aucune influence du Fonds monétaire international ( FMI) en sigle, encore moins de la Banque mondiale », dénonce-t-il dans cette vidéo.

 » Ce qui est écœurant, et énervant en même temps c’est que, la société bénéficiaire de ce terrain, sera capable de gagner environ 3 milliards de dollars américains qui proviendront de l’exploitation », avait-il commenté.

« Selon les études menées, si la SOMIKA exploitait ce terrain, il pourra gagner 3,5 milliards de dollars américains, donc l’État a totalement perdu, » révèlait-il.

De plus, il sied de rappeler que bien avant cette visite à la Gécamines, la ministre des mines a eu un tête-à-tête dans la matinée avec le gouverneur Jacques KYABULA Katwe, afin de lui expliquer l’objet de sa mission qui porte sur la problématique de l’exploitation illicite des minerais, la présence des étrangers dans les sites miniers artisanaux, et le paiement des taxes qui est une obligation des exploitants miniers.

Gédéon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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