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Mines : Barrick s’apprête à générer des flux de trésorerie disponibles futurs substantiels
Barrick Gold Corporation (NYSE:GOLD)(TSX:ABX) est construite sur une base de six mines d’or de niveau 1 1 avec des plans glissants sur 10 ans qui garantissent la capacité de l’entreprise à générer des flux de trésorerie disponibles substantiels 2 pour la prochaine décennie et au-delà, déclare le président exécutif John Thornton.
Écrivant dans le rapport annuel 2021 de la société, publié le 20 mars dernier, Thornton note qu’en septembre 2018, lorsque la fusion de Randgold a été annoncée, Barrick avait une dette nette supérieure à 4 milliards de dollars. Depuis lors, il a non seulement atteint une position de trésorerie nette, mais a restitué 2,5 milliards de dollars de liquidités aux actionnaires, y compris la distribution record de 1,4 milliard de dollars l’an dernier.
« Comme annoncé précédemment, après un examen attentif de notre allocation de capital, le conseil d’administration a mis en place une nouvelle politique de dividende comprenant un dividende de base avec un dividende de performance supplémentaire lié à la trésorerie nette au bilan, à partir de 2022. Nous pensons que cela donnera nos actionnaires sur les futurs flux de dividendes 3 », dit-il.
« Le conseil d’administration a également approuvé un plan de rachat d’actions d’un milliard de dollars qui nous donnera la possibilité d’acquérir nos actions lorsqu’elles se négocient en dessous de ce que nous considérons être leur valeur intrinsèque ».
Barrick, le Pakistan et le Balouchistan conviennent en principe de relancer le projet Reko Diq
Barrick Gold (ABX.TO, 30,67 $) a signé une entente de principe sur le redémarrage de la construction de son projet Reko Diq, dans la province pakistanaise du Baloutchistan. Le projet avait été suspendu en 2011 en raison d’un conflit sur la légalité de son processus de certification.
La minière torontoise a expliqué lundi que la version reconstituée du projet serait détenue à 50% par Barrick, tandis que la propriété de l’autre moitié serait divisée par plusieurs entités au Pakistan. Celles-ci comprendraient une portion de 10% offerte, sans contribution, au gouvernement du Baloutchistan, une participation de 15% à une société à vocation particulière détenue par le gouvernement du Baloutchistan et une portion de 25% détenue par d’autres sociétés d’État.
Barrick a précisé qu’une entente distincte permettrait de remplacer Antofagasta PLC par des parties pakistanaises. Barrick sera l’exploitant du projet, qui obtiendra un bail de minière, un permis d’exploration, des droits de surface et une entente minérale.
Notre mission est d’être l’entreprise minière d’or et de cuivre la plus valorisée au monde en trouvant, développant et détenant les meilleurs actifs, avec les meilleures personnes, pour offrir des rendements durables à nos propriétaires et partenaires.
Nous nous engageons à nous associer à nos pays et communautés hôtes pour transformer leurs ressources naturelles en avantages tangibles et en prospérité mutuelle.
Barrick a des opérations et des projets d’extraction d’or et de cuivre dans 13 pays d’Amérique du Nord et du Sud, d’Afrique, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et d’Arabie saoudite. Notre portefeuille diversifié couvre de nombreux districts aurifères prolifiques du monde et se concentre sur des actifs à marge élevée et à longue durée de vie.
Les actions de la société se négocient à la Bourse de New York sous le symbole GOLD et à la Bourse de Toronto sous le symbole ABX.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
