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MIBA : le DG Mukina réhabilité, le ministre Kwete appelle à l’ordre

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Le ministre du Portefeuille Clément Kwete Nyimi Bemuna a jugé irrégulière la décision du conseil d’administration de la Minière de Bakwanga( MIBA) suspendant le directeur général Albert Mukina Kanda Kanda.

« Je tiens à attirer votre attention particulière sur le caractère totalement irrégulier de la décision prise par le conseil d’administration tant sur le plan forme que sur le fond. Je vous instruis donc de convoquer ce conseil d’administration au fin de procéder à l’annulation de cette décision et de retirer vos lettres de notification y relatives », peut-on lire dans sa réaction adressée au président du conseil d’administration de cette entreprise le mardi 01 octobre 2019.

En effet, Clément Kwete rappelle que la décision a été prise en violation tant des statuts de la MIBA SA ainsi du décret portant statut des mandataires publics dans les entreprises du portefeuille de l’État.

Pour ces motifs, « la décision de révocation du directeur général par le conseil d’administration est nulle et de nul effet, le directeur général reste en fonction jusqu’à nouvel ordre », a décidé le patron du portefeuille.

Il importe de rappeler que le conseil d’administration de la MIBA avait suspendu son directeur général Albert Mukina Kanda Kanda.

Dans une lettre adressée au DG MIBA, Albert Mukina et signée le 30 septembre à Kinshasa par le président du conseil d’administration de cette société minière, Monseigneur Dieudonné Mbaya Tshiakany, la Miba a fait constater que le DG a fait preuve des limites et d’incohérences dans la gestion courante de la société et dans l’exécution de ses décisions, mettant en difficulté l’entreprise et l’empêchant d’atteindre les objectifs lui assignés.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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