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RDC/Kasaï central : des « kits retour » du HCR remis aux retournés
C’est depuis ce jeudi 03 octobre que le Haut Commissariat pour le Réfugié ( HCR) procède à la remise officielle des « kits retour » aux retournés d’Angola. La cérémonie se déroule au village Nkadi situé à 20Km, à l’Est de la ville.
D’après Frédéric Coussigh, chef du sous bureau Hcr Kasaï, ce kit est évalué en fonction du ménage. » Comme les autorités ont commencé à déplacer des gens de Kalamba Mbuji à Nkandi, nous y avons été pour les inventorier. Ils sont à plus de 7 milles personnes. Nous avons essayé de monétiser l’assistance. Elle sera donnée en fonction des membres du menage. Cette assistance permet à quelqu’un de se réintégrer et de vivre où il veut », a-t-il dit.

Entre-temps, le HCR sur demande du gouvernement, continue à embarquer des retournés volontaires de Kalamba Mbuji à Nkadi. Deux convoies par semaines de 800 personnes.
Dans son discours, lundi à l’ouverture de la session de septembre, le président de l’Assemblée provinciale a fustigé le fait qu’un camps de réfugiés soit installé au Kasaï central. » L’assemblée provinciale devra approcher le gouvernement provincial pour connaître les dispositions prises en faveur de ces compatriotes. A notre avis, il sera hors de question de créer des camps d’hébergement au risque de favoriser les épidémies qu’on ne pourraient pas facilement contenir. Mieux vaut que chacun regagne son milieu de résidence », a indiqué Patrice Aimé Sessanga.
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
