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Meurtre sauvage du journaliste Patrick Adonis Numbi à L’shi : Indignée, l’UNPC décrète des journées sans médias et exige justice 

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Après l’assassinat sauvage du journaliste Patrick Adonis Numbi, dans la nuit de ce mercredi 08 janvier 2025 à Lubumbashi, les professionnels des médias ont pris d’assaut les artères de la ville cuprifere du Haut-Katanga pour faire entendre leur indignation sous l’égide de l’Union Nationale de la presse du Congo ( UNPC).

Très en colère, les hommes des médias se sont rendus à l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, en plénière extraordinaire, pour la lecture et le dépôt du mémorandum. Face au refus de cet organe délibérant de recevoir les journalistes, le président a.i. de L’UNPC Katanga, Junior Ndala, a fait la lecture du mémo devant les chevaliers de la plume et du micro.

Dans ce mémo, l’UNPC condamne amèrement cet assassinat sauvage de Patrick Adonis Numbi par des brigands non encore identifiés et exige que justice soit faite à l’issue des enquêtes sérieuses et indépendantes. Profitant de l’occasion, l’UNPC dénonce une recrudescence de l’insécurité dans la ville de Lubumbashi, en particulier, et sur l’ensemble de la province du Haut-Katanga, s’illustrant par des assassinats, viols, vols, extorsions, sous l’indifférence totale des autorités compétentes.

A l’Assemblée provinciale, l’UNPC sollicite que cette question puisse aussi être à l’ordre du jour de la session extraordinaire. Au nom de la solidarité, des journées « Silence médias » sont décrétées à Lubumbashi.

Après l’Assemblée provinciale, les journalistes se sont dirigés vers le gouvernorat pour le dépôt du mémo. A cette deuxième étape, les hommes et femmes des médias n’ont pas été reçus par le gouverneur Kyabula et ont refusé d’echanger avec des personnes interposées. Sur place, dans une déclaration faite par la deuxième vice-présidente de l’UNPC nationale, Madame Mariane Mujing Muland, les journalistes qualifient l’attitude des autorités d’une humiliation envers la presse et s’opposent farouchement à la présence et assistance financière des autorités lors des obsèques de l’illustre disparu.

Notons que feu Adonis Numbi Patrick à servi la presse comme directeur des programmes à Kyondo, en passant par HK6. Il laisse une femme après 8 mois de mariage. Il est mort à Matshipisha, quartier Upemba, commune de Katuba. Le corps est à la morgue de la rue 8 Upemba.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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