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Francis Kakonde, l’inébranlable  chroniqueur… ( Témoignage d’Hana Kel, journaliste) 

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Journaliste culturel talentueux, agressif et très promotionel à la fois, Francis Kakonde a su marquer son style. Un style acharné pour lequel la particularité était fixée sur l’attente absolue de réponse aux questions difficiles posées. Il ne passe pas à une prochaine question si la précédente n’a pas reçu réponse selon l’angle qu’il choisissait de conduire son émission.

Francis Kakonde est de la race de ces chevaliers du micro qui savaient dire « NON » aux pots-de-vin, usuellement appelés « coupage », afin de garantir la sécurité de son impartialité.

Sur son parcours, il a défié la chaîne mère, la Rtnc1, en créant et présentant l’émission « Top 10 » qui a considérablement mis en difficulté l’émission « Hit parade » au début des années 2000.

En 2002, il a créé l’émission « Chez Francis », avec une équipe forte composée de ses proches pour un rendu professionnel et captivant qui lui a valu d’être sponsorisé par des grandes et petites entreprises de la place.

Toujours présent aux activités créatrice d’actualité, Francis ne voulait pas subir l’information. « On doit être là où l’information prend forme ! », tel était son cheval de bataille.

Grand chasseur d’informations devant l’Eternel, être l’invité de Francis Kakonde était une assurance d’être suivi.

Originaire de deux tribus à tempérament très enthousiaste, Luba et Ngbandi, Kakonde a ressorti le côté positif de ces deux peuples de la RDC par sa chaleur et son engagement dans l’expression de son travail.

Une référence de l’information crédible, diffusant sur la première chaîne privée de la République Démocratique du Congo, Antenne A , « La chaîne de référence », ce pur passionné de la chronique culturelle et musicale a quitté Kinshasa pour s’installer en Europe pour mieux prendre soin de sa santé à un moment de sa vie. Et il est resté et s’y est installé. Et cela, pour mieux être pris en charge là où la médecine est évoluée.

Mais ce déplacement lui a coûté un retrait pendant une période relativement considérable.
Bien heureusement, la passion pour les médias et la chronique culturelle sont pour lui comme un « Cancer » dont il ne pouvait se défaire. Il a donc repris le travail qu’il savait faire mieux que tout: la Chronique culturelle et musicale.

Une véritable retour avait marqué sa présence à travers des interviews emblématiques, notamment celle réalisée avec le King Kester Emeneya, d’heureuse mémoire, autour de 2005.

L’évolution des nouvelles technologies, ont permis à ce virtuose de la chronique culturelle d’être à la page, en relançant l’émission « Chez Francis » sur les Réseaux Sociaux. Et ce, sans mettre de côté la télévision traditionnelle qui l’avait accueilli pour ces premiers pas dans la presse.

Sur son compte Facebook, à travers ces dernières publications, il n’en revenait pas du décès de Seguin Mignon MANIATA et de Dakumuda Newman.

Entre les 19 et 22 décembre dernier, il a écrit des paroles d’une sagesse légendaire en ces termes : « Avec la mort de SEGUIN, il est évident qu’il ne faut pas que tout le monde sache qui vous êtes ! »

Mais qui pourrait penser que cette sagesse publiée sur Facebook, spécifiquement à l’annonce du décès du batteur de Wenge Musica BCBG, que Francis Kakonde était déjà en partance pour rejoindre le Très-Haut ?

Hana Kel/Journaliste

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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