Société
Meurtre de » Souris Djani Mambika » à Mambasa : le militaire auteur ne serait pas commis à la garde des Chinois
Un administrateur d’un foyer minier a été tué par un militaire de la 31ème brigade dans la nuit du dimanche au lundi 06 septembre 2021 dans le territoire de Mambasa.
Le nommé Ibrahim SOURIS DJANI MAMBIKA a été tué à Sun City près de Biondo, dans le groupement Bapongomo, dans la chefferie des Babila Babombi.
Arrêté par les services de sécurité, l’auteur de ce crime crapuleux a été lynché par la population lors de son cheminement vers l’auditorat pour l’instruction de son dossier. Acte jugé « incivique » et condamné par plus d’une personne.
Contrairement aux versions racontées dans les médias sociaux, des sources situées dans la zone informent que ce militaire se retrouvait dans ce lieu pour accomplir ses missions régaliennes.
« Normalement les militaires sécurisent toute la population sans distinction car l’armée est républicaine », mentionne une source dans la zone qui a requis l’anonymat.
D’autres sources, quant-à-elles, précisent que ce militaire tueur faisait partie de l’unité qui a pacifié cette zone après les menaces de feu Morgan, Manu, Kyandenga et Mangaribi dont les éléments circulent encore dans la zone. « Des événements qui datent avant même l’arrivée des Chinois », indique-t-on.
« Ce militaire aurait tué ce jeune après une dispute autour de sa carte mémoire perdue pendant qu’ils étaient ensemble », renseigne une autre source. Puis de renchérir : » Ce militaire a abandonné son poste de travail pour aller commettre de forfait à 2 heures de marchesm en déhors de la position la nuit ».
Notons-le, le militaire auteur de cette tuerie était en déploiement à Biondo pour la surveillance. Néanmoins, son forfait est aussi condamné par plusieurs couches.
CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kananga : Les chefs coutumiers s’engagent aux côtés de la ministre Micheline Ombae Kalama contre les VBG
Dans un contexte marqué par la persistance des violences basées sur le genre au Kasaï-Central, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae Kalama, poursuit ses actions de sensibilisation auprès des différentes couches de la population. En mission officielle à Kananga, elle a présidé, mardi 21 avril, un dialogue communautaire avec les leaders traditionnels, axé sur la transformation des normes socioculturelles et leur implication dans la prévention des violences basées sur le genre (VBG).

La cérémonie s’est tenue dans la cour royale « Kanyuka », en présence du représentant adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), du représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), ainsi que d’une délégation de la coopération coréenne (KOICA).
Devant ces partenaires et les autorités coutumières, les chefs traditionnels ont réaffirmé leur engagement à accompagner la lutte contre les violences basées sur le genre. Ils ont également exprimé leur détermination à contribuer à la lutte contre certaines pratiques coutumières jugées néfastes et attentatoires à la dignité de la femme.
Dans son intervention, la ministre Micheline Ombae Kalama a insisté sur le rôle central des leaders traditionnels dans la transformation des mentalités. Elle a rappelé que le changement durable passe par leur implication active, étant des relais essentiels au sein des communautés.
Elle a également encouragé la poursuite des actions de sensibilisation à la base afin de renforcer la protection des femmes et des enfants contre toutes formes de violences.
Au terme de la rencontre, la ministre a procédé à la remise d’étoffes d’habits aux cheffes coutumières ainsi qu’aux épouses des chefs coutumiers, en signe de reconnaissance et de valorisation de leur rôle dans la communauté.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
