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Médias : Patrick Muyaya plus que décidé d’assainir le secteur de TNT
Le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya a échangé avec les responsables de Télévision Numérique Terrestre(TNT), ce mercredi 22 décembre 2021. Cette réunion a non seulement permis au ministre d’établir un premier contact avec ces responsables mais aussi de leur partager sa vision.
Pour le ministre Muyaya, cette réunion se justifie par le constat amer qui s’observe depuis la migration des télévisions analogiques en télévision numérique terrestre. Un désordre indescriptible règne dans ce secteur et il faut à tout prix assainir le terrain.
Une commission a été mise en place avec comme objectif de se pencher sur toutes les questions administratives. Ce qui permettra aux responsables de TNT de s’acquitter de leurs responsabilités.
La commission a aussi le devoir d’étudier le contenu proposé par ces chaînes, qui parfois laissent à désirer.
» Lorsque nous regardons nos chaînes de télévision, on reçoit beaucoup de plaintes. On va essayer de faire un travail de contenu parce qu’on ne peut pas penser changer ce pays si les médias n’accompagnent pas ces efforts du changement. Et pour ce faire, nous devons être en mesure de discuter », a-t-il indiqué.
L’assainissement dont il est question passera par le rétablissement de l’ordre. Cela suppose que chaque média doit respecter de normes établies à savoir: avoir une adresse physique ; avoir un studio avec des matériels qu’il faut; avoir un cahier de charge, un directeur de programme ; avoir un faisceau et non pas se connecter via un laptop branché sur le site d’émission de Binza.
Après l’exposé du ministre, il s’en est suivi la séance de questions- réponses de participants. Le ministre accompagné du secrétaire général de la communication, le DG a.i de la RTNC ; l’ADG de Renatelsat ; le directeur de cabinet et le conseiller en charge de questions sur la TNT ont pu éclairer les participants sur toutes les questions. La plupart ont porté essentiellement sur la régularisation de ces médias qui ont déjà payé 15 mille dollars mais qui ne sont toujours pas connectées.
A ce sujet, il leur a été signifié qu’une chose est de payer ces 15 mille dollars qui vous rend éligible à être connecté. Mais au-delà de ce paiement, a souligné l’ADG de Renatelsat, il faut remplir les conditions de viabilité notamment respecter les normes requises tels que précités.
Le SG de la communication a également souligné qu’après paiement, il faut que la DGRAD notifie le secrétariat avant que son service prépare le récépissé à présenter au ministre.
Cette réunion de prise de contact sera suivie d’autres réunions car dès le début de l’année 2022, le ministre est plus que décidé à assainir ce secteur.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
