À la Une
RDC : les favoris des élections à deux ans de la présidentielle (Sondage Target)
Le contexte politique de ces derniers jours en République Démocratique du Congo a été mouvementé. La désignation des membres de la CENI qui a occasionné la création de la plateforme de l’opposition « bloc patriotique » ainsi que les marches des 13 et 27 novembre 2021 ont notamment dominé l’actualité politique. C’est ainsi que le cabinet de recherche et sondage d’opinion Target a interrogé un échantillon représentatif des Congolais afin d’identifier les intentions de vote à deux ans des élections générales prévues en 2023.
Le sondage révèle que l’UDPS/Tshisekedi et Ensemble de Moïse Katumbi apparaissent comme les deux grands favoris pour les élections de 2023 avec 15% et 13% d’intentions de vote.
Les regroupements politiques (Union Sacrée, Coalition Lamuka et FCC) ne font pas le poids face aux partis politiques avec des scores ne dépassant pas 5%. Près de quatre répondants sur dix ne s’expriment pas encore clairement (pas d’opinion ou refus de répondre).
L’UDPS Tshisekedi obtient ses meilleurs scores auprès des 50 ans et plus (18%), des personnes actives (17%) et des personnes à bas revenus (16%) alors qu’Ensemble de Moïse Katumbi réalise des bons scores par rapport à l’UDPS-Tshisekedi chez les personnes âgées de 18 à 24 ans avec 14%, les non-actifs aussi 14% et les revenus moyens (14%).
Chaque principal parti semble avoir un bastion où il réalise son score le plus élevé. À Mbuji-Mayi, l’UDPS Tshisekedi a 57% de score, 49% à Lubumbashi et 26% à Kolwezi pour Ensemble de Moise Katumbi, Mbandaka 20% pour Ecidé de Martin Fayulu et Bukavu 25% pour UNC de Vital Kamerhe.
Les intentions de vote pour les élections présidentielles sont largement en faveur de Félix Tshisekedi avec 21%, suivi par Moïse Katumbi avec 16% et Martin Fayulu 12%. Le président de la République, Félix Tshisekedi devance Moïse Katumbi auprès de toutes les catégories sauf les revenus moyens (17% contre 16%).
Mbuji-Mayi représente le bastion du Président Félix Tshisekedi avec 87% d’intentions de vote, Moïse Katumbi caracole à Kolwezi avec 44% et Lubumbashi 51% tandis que Vital Kamerhe est largement en tête à Bukavu avec 29%. Notons les bons scores de Joseph Kabila à Goma avec 16% et Bukavu 16% aussi ainsi que ceux de Martin Fayulu à Matadi 29% et Mbandaka 28%.
L’enquête a été réalisée du 23 au 30 novembre 2021 dans les huit provinces de la RDC sur un échantillon de 1200 personnes (1000 hommes et 1000 femmes) âgées de 18 ans et plus interrogées face-à-face avec usage des smartphones. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables : sexe, âge et province.
Les personnes intéressées par l’intégralité de cette étude sur l’impact de la publicité peuvent contacter le cabinet par les coordonnées suivantes : info@target-sarl.cd, +243820001403 et +243970134454.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
