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Actualité

Médias : OLPA condamne l’interpellation de deux journalistes à Kinshasa

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L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, condamne l’interpellation de Dieudonné Sidia et de Yannick Bilamu, respectivement journaliste et cameraman à Radio télévision Groupe l’Avenir (RTGA), station privée de télévision émettant à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo
(RDC).

Dieudonné Sidia et Yannick Bilamu ont été interpellés, le 9 juin 2020,par des agents de la Police nationale congolaise (PNC) commis à la sécurité du marché central de Kinshasa, sur ordre Guy-Michaux
Owandjo, administrateur de ce marché, qui reproche à Dieudonné Sidia de critiquer régulièrement M. Gentiny Ngobila, gouverneur de la ville de Kinshasa, au cours de l’émission intitulée « Coup d’œil sur l’environnement », présentée par le journaliste.

L’interpellation est intervenue après que les journalistes eurent
tenté d’effectuer un reportage sur un rassemblement des commerçants du marché central de Kinshasa exigeant la reprise immédiate des activités au sein de cette place de négoce. Ils ont été conduits manu militari au bureau du Gouverneur qui n’a pas reconnu avoir donné l’ordre d’interpeller les journalistes. Ils ont été libérés après 4 heures de
privation de liberté.

Eu égard à ce qui précède, OLPA condamne cette interpellation des
professionnels des médias en plein exercice de leur travail. Il s’agit manifestement d’un excès de zèle susceptible de porter gravement atteinte à la liberté de la presse garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux
droits de l’homme.

En conséquence, OLPA exhorte l’autorité provinciale de Kinshasa à interdire formellement la répétition de tels actes et de favoriser l’exercice de la liberté de presse sur toute l’étendue de la capitale Kinshasa.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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