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Médias: la Radio de la Femme sur les ondes à partir de ce samedi 24 octobre
Une première en Afrique centrale et en RDC, en particulier. Une radio dédiée à la femme, émettra officiellement dès ce samedi 24 octobre à Kinshasa.
Un point de presse a été organisé, dans le cadre des activités du lancement de cette voix de la femme, dans l’après-midi du mardi 20 octobre 2020, au restaurant LA PINA, au sein de la Paroisse Notre-Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe.

Face à la presse, Elfie-Esther NKISHI ILUNGA, promotrice de la Radio de la femme et présidente de l’ONG « GENERATION FEMME », membre du caucus des jeunes femmes leaders (AfricanWomen leaders Network/RDC), s’est exprimé pour expliquer brièvement les objectifs et les particularités de ce canal par lequel la voix de la femme peut être entendue et prise en considération.
« Si nous avons pensé créer un média dédié à la femme, c’est en rapport avec nos ambitions et nos objectifs assignés : Promouvoir la femme, et les jeunes filles mères en particulier. Avoir un canal médiatique qui donnerait à la femme l’espace de faire entendre sa voix, ses soucis, ses préoccupations, surtout pour toutes les femmes qui vivent en périphérie et qui manquent des canaux par lesquels elles peuvent s’exprimer librement et sans aucune condition », a-t-elle souligné.

La rédaction de la radio annonce au public, mais surtout aux femmes, que, dès ce samedi, elle diffusera des émissions liées aux problèmes, aux préoccupations, à l’éducation, à la promotion et à la formation de la femme.
Prenant encore la parole, après un échange avec la presse présente, la promotrice Elfie-Esther NKISHI ILUNGA a conclu son propos : « Je suis passionné des médias malgré mes études de droit. C’est plus fort que moi. Je suis juriste de formation et avocate de profession, mais le journalisme c’est ma vocation, ma passion. Mon idole depuis mon jeune-âge, c’était Chantal Kanyimbo. Je l’ai admirée pendant toute mon enfance et j’ai toujours rêvé de devenir comme elle… Notre vision est d’étendre notre radio en RDC, et pourquoi pas partout ailleurs en Afrique. Que la presse congolaise ne nous considère pas comme un challenger, mais simplement comme un média qui s’ajoute parmi tant d’autres. Comme l’on dit chez nous à Kinshasa : Bo fungolela biso mitema, boyamba biso maboko polele ».
Le rendez-vous est pris pour ce samedi 24 octobre 2020 à 10h, à Béatrice Hôtel, pour le lancement officiel de la Radio de la femme à Kinshasa.
Régis NGUDIE/CONGOPROFOND.NET
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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
