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Mike Hammer: » Mon voyage à Minembwe n’a rien à avoir avec celui de Ruberwa… »
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a évalué, ce mardi 20 octobre avec l’ambassadeur des États-Unis en RDC, Mike Hammer, le partenariat entre les deux pays, au cours d’une audience qu’elle lui a accordée au bureau du directeur du Protocole d’Etat au ministère des Affaires étrangères.
« De temps à temps, j’ai l’habitude de discuter avec la ministre des Affaires étrangères pour voir comment avancer le partenariat privilégié entre la RDC et les Etats-Unis, pour promouvoir la paix et la prospérité », a souligné l’ambassadeur américain, avant de préciser qu’il a évoqué également avec la ministre l’agenda relatif à la présidence de la RDC à l’Union africaine (UA) afin de favoriser le libre-échange.
Un voyage humanitaire à Minembwe
Parlant de son voyage à Minembwe, l’ambassadeur des États-Unis en RDC, Mike Hammer a fait savoir que ce déplacement s’inscrivait dans le cadre humanitaire.
« Mon voyage à Minembwe n’a rien à avoir avec le voyage du ministre Ruberwa », a soutenu le diplomate américain.
« J’étais allé voir la situation humanitaire, notamment les nécessités », a lancé l’ambassadeur, poursuivant qu’il a eu des conversations avec les agences humanitaires pour voir les mesures d’intervenir en l’assistance humanitaire et en la promotion de la paix.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
