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Kasumbalesa : Le major de la police de frontière perturbe les activités au couloir et met en difficulté la DGDA
Une situation tendue ce mercredi 21 octobre 2020, dans le couloir des petits commerçants transfrontaliers à kasumbalesa. Pillage des bureaux, jeux des projectiles, voici les actes enregistrés ce matin, dans cette zone frontalière entre la RDC et la Zambie. Cette situation a troublé l’ordre public et n’a nullement permis aux douanièrs de bien faire leur travail. Car, tout porte à croire qu’ils étaient eux-aussi les cibles des auteurs de ces actes de délinquance.

D’après une source sûre rencontrée au couloir, la goûte d’eau qui a déversé la vase, n’est rien d’autre que comportement négatif du major NZENZE de la police des frontières. Cet agent de l’ordre a tabassé un agent de la DGDA au couloir de ce grand marché international. Un geste désolant, qui a causé le retard des activités. Les velomans et transporteurs n’ont pas bien digéré cette situation vigilante. En réaction, ils ont eux-aussi, à leur tour, opté pour la voie de la violence, en jetant les Projectiles, pillant les différents bureaux. Ce climat n’a pas permis à la DGDA de faire sont travail.
Après un long moment d’accrochage, le calme est revenu grâce l’intervention des FARDC.
Pour le moment, les transporteurs passent gratuitement avec les marchandises. Un agent de la DGDA contacté, déclare que le climat ne permet pas aux douaniers de travailler.
Les habitants de Kasumbalesa condamnent le comportement violant du major NZENZE qui, selon leur témoignage, n’est pas une première.
JOSEPH MALABA/congoprofond
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Constant Mutamba rattrapé par la justice : L’affaire FRIVAO prend une tournure explosive !
L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire judiciaire aux ramifications inquiétantes. Déjà condamné dans un dossier portant sur 19 millions de dollars américains, son nom refait surface dans un scandale lié à la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Depuis ce mardi 21 avril 2026, les audiences ont officiellement débuté devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, mettant en lumière de nouvelles accusations de détournement de fonds destinés à indemniser des victimes.

Un directeur général au cœur des révélations
Au centre des débats figure Chançard Bolukola, directeur général ad intérim du FRIVAO, nommé à l’époque par Constant Mutamba et présenté comme l’un de ses proches. Lors de sa comparution, il est apparu comme un exécutant des décisions prises au sommet, évoquant implicitement une chaîne de responsabilités remontant jusqu’à l’ancien ministre.
Face aux questions du ministère public, Bolukola a montré des limites troublantes dans la gestion des dossiers qui lui étaient confiés, renforçant les soupçons d’une gouvernance opaque.
Des marchés publics entachés d’irrégularités
L’audience a révélé l’attribution de marchés publics dépassant les 2 millions de dollars à des sociétés sans existence clairement établie. Incapable de fournir des adresses ou même d’identifier les responsables de ces entreprises, le directeur général a suscité l’indignation du tribunal.
Ces contrats ont été conclus sans vérification préalable, sous la bénédiction de l’ancien ministre. Une légèreté administrative qui interroge sur les mécanismes de contrôle et la traçabilité des fonds publics.
Une affaire aux implications politiques et judiciaires lourdes
Selon plusieurs sources, cette affaire pourrait prendre une ampleur encore plus importante, avec des ramifications politiques sensibles. Des soupçons évoquent même l’inscription frauduleuse de personnes, notamment issues d’un parti politique proche de la direction du FRIVAO, parmi les bénéficiaires des indemnisations.
Si ces faits sont avérés, ils pourraient non seulement aggraver la situation judiciaire de Constant Mutamba, mais aussi ébranler davantage la confiance du public dans la gestion des fonds destinés aux victimes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
