Actualité
Médias : Jolino Makelele accusé de faire son business sur le dossier TNT
Plusieurs opérateurs de chaînes TNT sont montées au créneau pour dénoncer la décision de débranchement prise, ce vendredi 20 novembre, sur ordre du ministre de la Communication et des médias, David Jolino Makelele.
En effet, indiquent-ils, alors que le ministre avait demandé aux chaînes de payer 15.000 dollars pour exister au bouquet TNT et que le processus est en cours, ils sont désagréablement surpris et étonnés de constater que le même ministre ordonner la coupure de plusieurs chaînes sous prétexte de brancher d’autres qui ont postulé. Celles-ci, dit-on, ont déjà payé les 15.000 dollars requis pour fonctionner, pendant que celles existantes sont entrain d’attendre au niveau de la DGRAD pour régulariser leur situation.
Sans tenir compte de la crise au sein de cette société d’État, le ministre a également ignoré la demande de payer de manière échelonnée.
Pour eux, le ministre risque d’amener la République dans une série de procès en cascade. » Cette affaire va envoyer plusieurs personnes en chômage et ruiner plusieurs familles durant cette période de crise de covid-19, alors que ce n’est pas bon pour un pays qui veut émerger », a regretté un patron de presse qui a requis l’anonymat.
Ce dernier rappelle, par ailleurs, qu’un communiqué rendu public 10 novembre dernier appellait les chaînes à la régularisation d’ici le 30 novembre courant avant toute déconnexion. Plusieurs de ces chaînes sont bien disposées de payer et attendent de la DGRAD l’autorisation de payer de manière échelonnée.
Dans ledit communiqué le ministre avait exactement écrit : « Dans le cadre du programme d’assainissement du paysage audiovisuel, le Ministère de la Communication et Médias porte à la connaissance de tous les éditeurs de programmes non en règle qu’il sera procédé à leur déconnexion au plus tard le 30 novembre 2020 afin de permettre la connexion de ceux qui sont en ordre vis-à-vis de l’Etat congolais, à savoir ceux qui seront acquittés de la totalité des droits dûs au trésor. Le présent communiqué tenant compte lieu de dernier moratoire, l’exécution se fera nonobstant tout recours. »
En lieu et place de respecter ce communiqué, accusent les propriétaires des chaînes débranchées, le ministre vend les fréquences de la TNT comme des pains dans un marché.
Nos sources signalent également que le coordonnateur désigné pour superviser ce dossier TNT a été viré, pendant que le ministre a pris seul les choses en main.
Affaires à suivre.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
