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Me J.M. Kabengele: » Si l’accord FCC/CACH tombe, le président doit désigner un informateur… »
« Il est impossible aujourd’hui d’appliquer la cohabitation ni de dissoudre l’Assemblée nationale, vu le contexte actuel politique et juridique de notre pays ». Telle est la conclusion de Me Jean-Marie KABENGELE, avocat, doyen honoraire du conseil de l’Ordre, conseil près la Cour pénale internationale (CPI).
Il a ainsi dévoilé les résultats de son analyse de quelques dispositions sur les conditions constitutionnelles de cohabitation et de coalition.
Cette analyse a été faite lors d’une conférence-débat tenue ce mercredi 26 novembre 2020 dans la salle de banquets de la paroisse Notre-Dame de Fatima dans la commune de Gombe. Ces assises ont connu deux intervenants dont Georges Kapiamba, avocat au barreau de Lubumbashi et président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), et Martin Mulumba, docteur et chercheur en droit public. Ce dernier est, par ailleurs, spécialiste en droit constitutionnel et institutions politiques de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Devant une assistance composée des journalistes, juristes et quelques députés provinciaux et nationaux, Me Kabengele a fait savoir qu’il est très impérieux, à ce jour, que le président de la République Démocratique du Congo puisse nommer un informateur pour indexer la majorité parlementaire afin de vivre une coalition constitutionnelle comme prévu à l’article 78 alinéa 2 de la constitution.

« Il est reconnu par toutes les parties que la coalition FCC-CACH se base sur un accord politique entre les deux plateformes. Si aujourd’hui cet accord tombe caduque, le président doit designer un informateur pour identifier une majorité parlementaire et définir un nouveau gouvernement de coalition avec la nouvelle majorité qui sera dégagée », a-t-il évoqué.
Et de fixer l’opinion qu’il est impossible de mettre en place un gouvernement de cohabitation car aucun parti politique ni regroupement politique ne détient la majorité au parlement.
« Il n’est pas encore temps pour dissoudre le parlement, car c’est violer la constitution », a-t-il martelé.
Jean-Marie KABENGELE a, par ailleurs, expliqué qu’il n’y a pas crise pour que le président puisse dissoudre le parlement. Car le parlement avait adopté le programme du gouvernement Ilukamba et investi aussi ce dernier. À l’en croire, il y a crise dite persistante lorsque : 1. l’Assemblée nationale refuse d’approuver le programme du gouvernement et d’investir celui-ci comme le prévoit l’article 90 alinéa 5 de la constitution ;
2. l’Assemblée nationale fait tomber par des motions de censure deux gouvernements successifs au moins, comme l’explique les articles 146 et 147 dans leurs alinéas 2 et 1. » Ce qui n’est pas encore le cas pour le moment. Le faire, c’est violer l’article 148 alinéa 2 de la loi fondamentale du pays », a souligné l’avocat.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
