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Mboso- François Beya- Sama Lukonde chez le cardinal Ambongo : acte de faiblesse ou signe d’humilité? (Grand Angle)

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En référence à la pénitence d’Henri IV auprès du pape Grégoire VII le 25 janvier 1077, l’expression « aller à Canossa » désigne le fait de céder complètement devant quelqu’un, d’aller s’humilier devant son ennemi. 

C’est l’expression donnée par certains à la mission d’apaisement menée par le Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, du Conseiller du Chef de l’État en matière de Sécurité, François Beya, et du Premier Ministre, Sama Lukonde ce mardi 23 novembre dans la soirée au Cardinal Fridolain Ambongo.

Il faut dire que l’Église et l’État sont à couteaux tirés depuis la désignation de Denis Kadima au poste du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la grève observée par les enseignants des écoles conventionnées catholiques depuis la mise en place de la gratuité scolaire.

Toujours est-il lors du récent passage au Vatican, reçu par la Radio Vatican, Félix Tshisekedi avait eu l’honneur d’être présenté et de se présenter comme un enfant des catholiques.

Cela est vrai puisqu’il a grandi et fait ses études dans les milieux catholiques notamment au collège St Joseph ( ex Institut Elikya). Son oncle paternel est le défunt Mgr Gérard Mulumba.

Donc, on peut le sentir que, pour lui, ce n’est pas seulement une église où il a prié pendant un moment. C’est aussi un toît parental.

Face au bras de fer qui oppose son regime à l’Église Catholique avec qui il a milité pour l’avenement de la démocratie en RDC, Félix Tshisekedi a préféré faire profil bas en lieu et place d’un bras de fer frontal continu.

L’opinion se rappelle sans doute des excuses du Secretaire Général de l’UDPS, Augustin Kabuya, après un écart de langage à l’égard du Cardinal Ambongo, ou encore la réactivation des enseignants des écoles catholiques désactivés qui déclanchait déjà une lutte entre État et Église sur la gratuité de l’enseignement.

« Il ne s’agit pas d’une obéissance aveugle à ses parents mais du courage d’un adulte qui prend ses propres décisions sans toutefois chercher à se mesurer à ses géniteurs., »estime le chercheur indépendant Jeannot Sheji.

Cette attitude a fortement contribué au rapprochement entre celui-ci et l’église catholique, quand on se rappelle de la distance qu’il y a eu entre les deux après les élections de 2018. En tout, l’église catholique a souvent attaqué et Félix Tshisekedi s’est habitué à encaisser. Mobutu renverait le Cardinal à Rome. Les Kabila déferleraient des bérets rouges jusque dans des paroisses. Aussi, des policiers qui tueront Rossy Mukendi devant la statuette de la vierge Marie et l’innocente Thérèse Kapangala désarmée. C’est la véritable ligne rouge que ce Président de la République s’interdit de franchir.

Reconnaissons qu’hormis les bâtiments et infrastructures dont elle peut faire ce qu’elle veut, l’église catholique romaine est détentrice d’un pouvoir spirituel réel. Qu’il est capable d’en user mal contre quiconque cherche à l’affronter. Et ça Félix Tshisekedi le sait bien.

Un combattant qui préfère rester à terre, pour que son adversaire soit déclaré champion s’il le veut, est une attitude bien sage.

Toujours est-il aussi que pour certains comme l’ancien candidat à la Présidentielle de 2018, Alain Daniel Shekomba, la rencontre Ambongo-Beya- Bahati s’inscrit dans le cadre d’un rétropédalage dun Cardinal Ambongo, après avoir compris que son partenaire politique Joseph Kabila, est dans les beaux draps avec Congo Hold-up.

« Tata Cardinal Ambongo, fait un rétropédalage, après avoir compris que son partenaire politique Joseph Kabila, est dans les beaux draps avec Congo Hold-up!! Le réalisme politique existe même chez les hommes d’églises », a écrit, sur twitter, Alain Daniel Shekomba.

Cette reflexion de Shekomba peut paraitre saugrenue pour des esprits mal avertis mais il a en partie raison quand on sait que:

1. Le périple européen de la délégation CENCO- ECC n’a pas produit des resultats escomptés: aucun Gouvernement Européen n’ayant condamné le processus en cours. Pis encore, l’ambassadeur de l’Union Européenne, Jean Marc Chataîgner a donné à Denis Kadima des garantis du soutien de son organisation sur le processus en cours;

2. Les manifestations organisées par les laïcs catholiques et les plateformes politiques FCC et Lamuka sur la dépolitisation de la CENI, n’ont drainé grand monde dans la rue;

3. Consideré actuellement comme allié à l’Église catholique dans le cadre du bloc patriotique, le Front Commun pour le Congo, FCC, plateforme de Joseph Kabila, est actuellement embourbé dans le scandal de détournement des deniers publics dénommé « Congo Hold-up ». Ce qui met dans l’embarras, l’Église catholique considerée comme championne dans le dénonciation de la corruption et des détournements des deniers publics.

Donc, ce rapprochement entre le regime actuel et l’Église catholique est aussi une bouée de sauvetage pour le représentant du pape en RDC.

Toujours est-il qu’après avoir franchi les Alpes en plein hiver par un chemin terriblement escarpé accompagné d’une troupe mal équipée et inexpérimentée qui subira de nombreuses pertes au cours du voyage, Henri arrive tout de même au pied de la ville de Canossa.

Apprenant l’approche du roi, le Pape a fait fermer les portes de la ville. La légende veut qu’Henri IV, sa femme et ses enfants, en chemise de bure, aient dû attendre, les pieds dans la neige, que le Pape change d’avis, ce qu’il fait le 28 janvier.

Le recevant, le Pape ne peut faire moins que de lever l’excommunication du roi.

L’histoire ne s’arreta pourtant par là.

La levée de l’excommunication permet à Henri de triompher des seigneurs féodaux révoltés en Germanie. Mais il rompt de nouveau avec Grégoire VII, le fait déposer et fait élire l’antipape Clément III (Guibert de Ravenne), qu’il ne réussit pas à imposer hors de l’Empire.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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