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Math au Féminin 2024 : Déçus, parents et enseignants des lauréates fustigent une organisation bâclée !
La Lizadeel, en collaboration avec les ministères de L’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, et du Genre, Famille et Enfant ainsi que quelques partenaires de l’éducation, a clôturé et remis des prix aux lauréates de la première édition du concours « Mathématiques au Féminin ».

Organisée ce jeudi 29 août 2024, à Sultani hôtel, à Kinshasa-Gombe, cette double séance a été marquée par la présence de Léonnie Kandolo, ministre du Genre, Famille et Enfant; la conseillère et représentante de la ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté; l’UNESCO FEMME; Vodacom Foundation, des parents et enseignants des lauréates de 100 écoles concernées dans cette compétition.
Quelques couacs au passage, du déficit organisationnel et des irrégularités, ont été constatés et relevés par des parents et certaines lauréates venues avec sourire aux lèvres mais quittant la salle avec des visages remplis de déception.
Seules six lauréates ont reçu, en mains propres, des prix. Il s’agit de :
1. Basina Bavuanikisa, lycée Liziba
2. Muadi Bajikile Marie Esther, du lycée Motema Mpiko;
3. Bopendo Belanga Fortune, du lycée Kabambare;
4. Mulal Akans, du lycée Motema Mpiko;
5. Basinga Kabuanga, du collège Bonsomi et
6. Tute Mananga Cornelie, du lycée Kabambare
Certaines ont eu la chance d’avoir leurs brevets tandis que d’autres sont rentrées les mains…vides !
D’une part, le parent d’une lauréate ayant reçu une tablette neuve et emballée découvre que cet outil manquait son chargeur. Malgré ses multiples réclamations, aucune suite favorable lui a été réservée. Ce qui n’a pas plu à certaines lauréates qui ont boycotté de prendre des photos avec les autorités et les partenaires de ce concours. » Ça ne vaut pas la peine d’immortaliser ces mauvais souvenirs… », a fait savoir une lauréate.
De l’autre côté, les enseignants d’une école, avec preuves à l’appui, ont vu l’une de leurs lauréates ne pas être gratifiée de sa récompense alors qu’ayant réussi à ces épreuves de mathématiques.
“Nos deux élèves devraient être parmi les cinq premières lauréates selon les résultats qui nous parvenaient mais c’est autre chose”, regrette un encadreur de cette école d’excellence.
Ces parents et enseignants victimes de ces couacs ont affiché et exprimé leurs plaintes à l’équipe organisatrice à qui ils ont demandé de prendre en compte ces désidératas pour la réussite effective des prochaines éditions.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
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Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
