Société
Matadi : Entre les intérêts économiques et la santé des habitants de la commune de Nzanza, la population craint la pollution d’eau de la Regideso par les charbons exposés au port
Des quantités importantes de charbons stockés à l’air libre au port de Matadi, sont à l’origine de la pollution d’eau du fleuve Congo, traitée par l’usine fleuve de la Regisedo. Cette eau après son traitement est destinée à la consommation.
Interpellés par la population, les députés élus de la ville de Matadi et le président de l’assemblée province du Kongo Central ont visité, mercredi 2 octobre2024, les installations de l’usine de captage de la Regideso construite non loin du port de Matadi, question de palper du doigts les réalités sur terrain et trouver de solutions qui s’imposent.
Pour s’imprégner du dossier, le président de l’organe délibérant a invité le Directeur provincial de la Regideso pour des explications techniques sur la dangerosité de ces particules du charbon sur le corps humain.
« Il est vrai que la présence de l’usine de captage et de traitement d’eau aux côtés du port, présente un risque de pollution d’eau destinée à la consommation. Les charbons exposés à l’air libre laissent circuler les particules poussiéreuses qui peuvent nuire à la santé humaine. Mais, jusqu’ici, aucune étude n’a été menée pour déterminer la présence de ces particules dans l’eau. Il nous faut donc, dans l’urgence des appareils et des experts en la matière pour examiner la nocivité de la présence des charbons dans l’eau de consommation », explique le directeur provincial de la Regideso à la délégation de l’assemblée provinciale.
Pour le Président de l’assemblée provinciale, Papy MANTEZOLO : « Il se dégage un constat très amer. Les charbons appartenant aux entreprises cimentières sont exposés à l’air libre au port de Matadi tout juste à côté des installations de la Regideso. Et, lorsque le vent souffle, ces charbons se déplacent jusqu’au décanteur de l’entreprise. Par ricochet, nous les buvons, tous, par le canal de l’eau de robinet. Depuis un certain temps, les habitants, surtout ceux de la commune de Nzanza, souffrent de plus en plus des maladies pulmonaires et ces maladies surviennent depuis que cette pollution prend une proportion inquiétante ».
Une solution urgente est préconisée par l’organe délibérant, d’abord par la convocation d’une réunion devant mettre autour d’une table les responsables du port de Matadi, les importateurs de charbons, la Regideso et la représentation du peuple dans l’optique de trouver des solutions idoines afin de stopper cette pollution et sauver les vies des habitants desservis par l’usine fleuve de la Regideso, le plutôt serait mieux.
Et, ensuite, penser aux investigations pouvant aboutir aux examens bactériologiques sur les particules poussiéreuses présentes dans l’eau destinée à la consommation et voir dans la mesure du possible comment déplacer l’usine de captage et de traitement d’eau aux côtés du port, une voie de sortie. Qu’on se dise, il est difficile de déplacer les installations portuaires que de déplacer une usine de traitement d’eau.
Justin-R. DIASILUA K/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
Une première en RDC : Transco passe à la billetterie électronique dès le 1er mai !
À compter du 1er mai 2026, la société publique Transco franchit un cap historique en amorçant une transformation majeure de ses services. Le réseau de transport en commun annonce la fin définitive de la billetterie en espèces au profit d’un système entièrement électronique.

Fin du cash, fin des contraintes
C’est la fin d’une époque pour des milliers d’usagers. Les billets achetés en liquide, les difficultés liées à la monnaie et les longues files d’attente appartiendront désormais au passé. Cette réforme vise à fluidifier l’accès aux bus et à améliorer l’expérience globale des passagers.
Avec l’introduction de la billetterie électronique, Transco s’inscrit résolument dans une dynamique de modernisation. Paiement digital, gain de temps et simplification des procédures deviennent les nouveaux standards pour les usagers.
Une avancée majeure pour Kinshasa et les provinces
Cette innovation constitue une première en République démocratique du Congo pour un réseau de transport public de cette envergure. De Kinshasa aux autres provinces, cette réforme symbolise une volonté d’offrir des services plus fiables, sécurisés et adaptés aux exigences actuelles.
Au-delà du confort, cette transition vers le numérique permettra également de renforcer la transparence dans la gestion des recettes et de limiter les pertes liées à la manipulation de liquidités.
Un pas vers le futur
Avec cette initiative, Transco ouvre la voie à une nouvelle ère du transport urbain en RDC. Plus moderne, plus sûr et plus efficace, le système de transport public se réinvente pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.
Le futur de la mobilité congolaise est en marche.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
