Société
SNEL : Le directeur régional/Haut-Katanga lie les coupures récurrentes du courant à la baisse des rivières Lufula et Lualaba ainsi qu’au vol des câbles en aluminium
La province du Haut-Katanga fait face aux coupures reccurentes du courant électrique, principalement dans les grandes agglomérations ( Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa, Mokambo, Sakania, Kipushi, etc.). Une situation qui perturbe le bon fonctionnement des plusieurs activités.
Joint par CONGOPROFOND.NET, le directeur régional de la Société Nationale d’électricité/region Sud, Jean-Marie Mutombo Ngoy, justifie cette situation par la baisse du niveau des rivières Lufila et Lualaba qui font tourner les centrales hydroélectriques locales, une réalité provisoire avec la saison sèche. En plus, le vol des câbles en aluminium sur la ligne Nzilo-Kolwezi.
« Monsieur le journaliste, c’est une situation explicable pendant cette période de la saison sèche, il y a baisse du niveau des rivières Lufila et Lualaba, qui ne fournissent pas assez d’eau. Ce qui limite la production d’électricité. Mais ce n’est pas tout, nous faisons aussi face au vol des câbles électriques en aluminium sur la ligne Nzilo-Kolwezi. Ceci complique encore la situation. Les défis ne s’arrêtent pas là. Les lignes haute tension sont souvent envahies par des constructions illégales, ce qui rend difficile l’accès des équipes de maintenance pour effectuer rapidement des réparations. De plus, les vols des matériels dans les cabines électroniques aggravent les coupures dans certains quartiers« , déclare Jean-Marie Mutombo.
S’agissant de la situation de Kasumbalesa, Sakania, Mokambo, le numéro 1 de la Société Nationale d’Electricité région Sud, promet une stabilité du courant avec l’inauguration du nouveau poste dont les travaux avancent à grande vitesse.
Devant cette situation, les autorités politiques doivent prendre des mesures sécuritaires pour protéger les différentes cabines électriques.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
