Actualité
Masisi : un superviseur d’un centre d’examen d’État assassiné à Burungu
Alors que les épreuves nationales se déroulent sur toute l’étendue de la RD Congo, l’insécurité ne sait toujours pas dire son dernier mot à l’Est du pays.
Dans la nuit du mercredi 14 à ce jeudi 15 Juillet, un agent de la Sous-division Masisi 6 répondant au nom de Ndayambaje Magare a été assassiné par des hommes armés.
D’après les premiers témoignages sur place, les présumés assassins étaient au nombre de trois, tous vêtus en tenue militaire FARDC. Ce sont eux qui ont commis ce forfait à son domicile situé à Mwumba, dans la localité Burungu, non loin de Muheto dans le groupement Bashali Kaembe en territoire de Masisi au Nord-Kivu.
Contacté par nos confrères de la Radio communautaire de Mweso, un défenseur de droit de l’homme qui lui-même a requis l’anonymat, a relaté que le drame a eu lieu aux environs de 20 heures lorsque ce jeune, âgé de 34 ans, rentrait à son domicile.
Interrogé par Félix Balume Hangi, notre confrère dans la zone, ce défenseur des droits de l’homme ne comprend pas pourquoi les bandits peuvent commettre cet acte sans être inquiétés par les agents de l’ordre en pleine cité.
Consternée par cette situation, la nouvelle société civile du groupement Bashali-Kaembe condamne à son tour cet acte de meurtre perpétré dans cette zone.
Pour Théophile HANDADU, président de cette structure citoyenne, cette localité de Burungu a perdu une autre personne à l’espace d’un mois et dans des mêmes sur constances.
D’après ce dernier, le renforcement des effectifs militaires Fardc peut, tant soit peu, mettre terme à l’activisme des miliciens dans cette.
Notons ici que ladite victime était superviseur d’un centre d’examen d’État sur place.
Cedrick Sadiki Mbala
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
