Provinces
Masisi : tollé entre le M23 et les motards locaux sur la baisse des prix de transport
Au cours d’un meeting organisé au parking de Masisi-Centre, chef-lieu du territoire portant le même nom (au Nord-kivu), ce mercredi 15 janvier 2025, le Mouvement rebelle du 23 Mars (M23), a appelé les conducteurs de motos à la réduction des tarifs de transport entre Masisi – Goma et Masisi – Nyabiondo – Kashebere.
Près de deux semaines après la chute de Masisi-Centre, les prix de transport ont galopé entre 250.000 FC et 300.000 FC pour Masisi – Goma et entre 100.000 FC et 150.000 FC pour Masisi – Nyabiondo – Kashebere, suite notamment aux défis logistiques liés à la hausse des prix du carburant et les risques de sécurité dans cette zone instable.
Une situation qui met en lumière les tensions grandissantes entre les motards locaux et le mouvement rebelle M23, qui impose des décisions économiques affectant directement les moyens de subsistance des habitants. La grève des motards semble être une réponse directe à la tentative des rebelles de contrôler les prix du transport, déjà élevés en raison de l’instabilité dans la région.
Les prix fixés par les motards reflètent les risques élevés liés à leurs déplacements dans une zone sous contrôle rebelle. L’intervention du M23, exigeant une réduction des tarifs, semble aggraver les frustrations, d’autant plus qu’elle s’accompagne de menaces, notamment l’obligation de quitter ce métier si les conditions imposées ne sont pas respectées.
Cette grève pourrait paralyser davantage la mobilité entre Masisi, Goma, et d’autres localités, impactant non seulement les habitants, mais aussi l’économie locale. Par ailleurs, l’absence de dialogue constructif ou de médiation entre les parties risque d’aggraver les tensions dans une région déjà marquée par une forte instabilité.
Nous y reviendrons
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
