Sécurité
Masisi : les combats reprennent entre le M23 et les Wazalendo à Lushebere, la population en panique
Les affrontements entre le M23-RDF et la coalition FARDC/Wazalendo ont repris ce samedi 4 janvier 2025 dans le village de Lushebere, situé à 6 km de Masisi-centre, chef-lieu du territoire éponyme. Cette reprise des hostilités survient dans un contexte de tensions croissantes après la prise de Katale par le M23 le vendredi 3 janvier.
Les FARDC et les Wazalendo semblent résolues à stopper l’avancée du M23-RDF vers Masisi-centre, un objectif stratégique pour le groupe armé. Par ailleurs, des accrochages sont également signalés dans les montagnes surplombant Masisi-centre, notamment à Kahongole, alors que le M23 tente de descendre vers cette localité.
Face à cette escalade, une panique généralisée s’est emparée des populations civiles, contraignant de nombreuses familles à fuir vers Nyabiondo, Buabo et Bushuhi en quête de sécurité.
La situation reste volatile, et de nouvelles informations sont attendues pour évaluer l’évolution de ce conflit qui exacerbe la crise humanitaire dans la région.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
