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Martin Fayulu à Beni: «La légitimité ne se confère pas à Addis Abeba, mais par le peuple !»

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Martin Fayulu, l’un des candidats à la présidentielle du 30 décembre 2018, continue à manifester son mécontentement face aux élections passées.

Au cours d’un meeting ténu ce dimanche 17 février 2019 en ville de Beni, il a appelé la population à la résistance face à ce qu’il appelle « nomination du président de la RDC en exercice ». Il continue à se déclarer président élu par le peuple.

S’adressant à la communauté internationale, Martin Fayulu appelle l’Union africaine et les personnalités internationales à le reconnaître comme président de la république élu par la population congolaise. Pour lui, le président de la RDC en exercice n’a pas été voté plutôt nommé.

« Ce que je dirai à l’UA et à la communauté internationale est que la légitimité ne se confère pas à Addis Abeba. C’est le peuple qui donne la légitimité à ses dirigeants. Depuis l’indépendance, ils veulent mettre au pouvoir celui qui n’est pas aimé par la population. Est-ce que cette fois-ci, nous allons accepter? Les Congolais n’accepteront pas un pouvoir de fraude. Le Congo ne va pas accepter que soit nommé son président. Monsieur Kabila ne voulais pas quitter le pouvoir. Il a porté un masque pour se maintenir au pouvoir. Nous n’allons pas accepter ce masque», a-t-il déclaré devant une foule immense.

Il convient de noter qu’à Beni, Martin Fayulu a déclaré qu’il n’était plus «soldat du peuple, plutôt commandant du peuple». Il dénonce ainsi le fait que des personnes de « mauvaise volonté » veulent instrumentaliser sa base de Butembo et Beni, l’accusant de « tribalisme ».

A en croire cet opposant, le Congo est riche en tout, mais manque des dirigeants et des institutions légitimes.

Martin Fayulu demande sa base de revendiquer tous les scrutins( élections présidentielle, législatives nationales et provinciales) lors des élections du 31 mars prochain dans les zones qui n’avaient pas voté.

Rappelons que Martin Fayulu a été accueilli avec pompe en ville de Beni, au point d’être transporté sur un tshipoye par la population.

Notons que Martin Fayulu affirme avoir été élu à 99% par la population de Beni, lors des élections dites populaires, organisées par la population sans la CENI, le 30 décembre dernier.

Très populaire dans certaines villes, Fayulu est arrivé à Beni en provenance de Butembo où il a animé un meeting vendredi passé et pourra se rendre à Goma, ce lundi pour réclamer la vérité des urnes.

Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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