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Marche reprimée de “LAMUKA” : la Police fait perdre des points à l’”Etat de droit” made in Tshisekedi !

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Comme prévenu, tour à tour, par l’autorité urbaine de Kinshasa, Gentiny Ngobila, et le Commissaire Divisionnaire Provincial de la police nationale congolaise ( PNC), le Général Sylvano Kasongo, la marche pacifique initiée par la coalition "LAMUKA", ce mercredi 15 septembre 2021, a été empêchée par la police.

Le 10 septembre 2021, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa avait interdit la marche de LAMUKA sur base de la situation sanitaire qui prévaut partout dans le monde, et promis de sanctionner tout manifestant qui ne respecterait pas cette décision.

La veille de la marche, soit le 14 septembre, le Chef de la Police de la ville de Kinshasa, le Général Sylvano Kasongo, annonce la présence policière sur toutes les grandes artères de la capitale pour faire respecter la décision du gouverneur de la ville.

Entêtés, les opposants Fayulu et Muzito ont réitéré leur volonté de marcher pour dire « non à la politisation de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) » dont la désignation des animateurs s’impatiente par manque de consensus entre les confessions religieuses et rétrograde le processus électoral.

La question que les observateurs se posent est de savoir comment les autorités autorisent la tenue des concerts musicaux dont le dernier en date est celui de l’artiste congolais Dadju, le 11 septembre dernier, des meetings d’une certaine catégorie des partis politiques (à l’instar de l’UDPS, parti présidentiel, et du CRD, parti cher au président de l’Assemblée Nationale) et interdire une marche pacifique de l’Opposition ? La réponse n'est pas toujours donnée.

*La Police, auteure du recul démocratique du régime Tshisekedi*

C’est dans pareilles situations que la Police Nationale Congolaise aurait profité pour démontrer la véracité de l’état de droit qui, au demeurant, s’affirme en slogan creux. Dans une vidéo Live filmée par le convoi de la coalition Lamuka, d’une part, les éléments de la Police commis à l’encadrement des manifestants, brutalisent mieux, tabassent la population qui apportait leur soutien inconditionnel au président de l’ECIDé.

D’autre part, plusieurs journalistes, notamment Patient Ligodi, Directeur Général du média en ligne actualite.cd et correspondant à RFI, tabassé et trainé comme un vulgaire parce qu’il exerçait son métier de journaliste en couvrant la marche de Lamuka.

Quant aux auteurs de la manifestation, à l’instar du tandem Fayulu-Muzito, ils ont également été brutalisés, le véhicule les transportants, vandalisé.

Alors que les standard internationaux encouragent la dispersion des manifestations à coup de gaz lacrymogène, en RDC on assiste encore et toujours au passage à tabac, tant des manifestants que d'autres catégories dont des journalistes. C'est ni plus ni moins qu'une grave atteinte aux droits de l’homme.

Notons que plusieurs partis politiques de toutes tendances confondues (FCC), des personnalités politiques (Seth Kikuni) et des mouvements citoyens (LUCHA) avaient apporté leur soutien à l’initiative de la coalition Lamuka afin de réfuter la politisation de la CENI par la voix de la rue.

Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET