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Marche « Lamuka » : le journaliste Ligodi libéré, le ministre Muyaya révolté !

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Brutalisé et arrêté dans l’exercice de son métier lors de la marche organisée par les opposants au régime Tshisekedi et violemment réprimée par la police nationale Congolaise, le journaliste Patient Ligodi patron des médias en ligne Actualité.cd et Deskeco et correspondant de la Radio France Internationale (RFI) a été relâché après plusieurs interventions des journalistes et certaines autorités nationales.

Après son relâchement, Patient Ligodi relate son calvaire : « Ils m’ont traîné par terre, m’ont brutalisé et m’ont mis à l’arrière d’un véhicule de la Police. Ils se sont assis sur moi. Ils étaient deux sur moi. Ils me piétinaient. Ils m’insultaient et fouillaient mes poches. Les policiers étaient déjà sur les nerfs. Quand je suis arrivé au niveau de quartier 3 (à Masina), il y avait déjà Martin Fayulu et Adolphe Muzito qui étaient en pleine discussion avec la Police. Les esprits étaient déjà surchauffés », explique-t-il.

« Ils m’ont empêché d’arriver sur le lieu. Ils m’ont mis à terre. Ils m’ont pris mon téléphone, mon dictaphone ainsi que ma montre. Martin Fayulu a insisté pour qu’ils puissent me rendre mes biens. Ils m’ont rendu mon téléphone et mon dictaphone, mais ils ont continué à me battre et sont partis avec ma montre ».

 » J’ai continué mon travail. Arrivé sur un saut-de-mouton, quand j’ai voulu faire une interview avec Martin Fayulu, il y a un responsable de la Police qui a donné l’ordre qu’on me prenne moi et moi seul, je crois qu’il m’avait déjà identifié… »

Ayant encore son téléphone sur lui, il dit avoir appelé le porte-parole du gouvernement, le ministre Patrick Muyaya et le Chef de la Police pour expliquer ce qui s’est passé.

Une fois que l’ordre a été donné de le laisser, ils ont fait sortir Patient de la voiture brutalement et l’ont traîné encore par terre et les autres journalistes sur place, l’ont récupéré.

Libre, Patient Ligodi annonce se rendre à l’hôpital pour un check-up car, dit-il, il a des douleurs au niveau du dos et des égratignures au niveau des bras.

Sur son compte Twitter Patrick Muyaya promet qu’une enquête est en cours pour établir les responsabilités.

« J’ai parlé avec le numéro 1 de la Police qui a délégué le porte-parole de la Police pour qu’on fasse le point sur ce qui s’est passé. Nous condamnons ces bavures policières. Les enquêtes sont en cours pour identifier les policiers qui sont à la base de cette situation et ils seront sévèrement sanctionnés », a rassuré Patrick Muyaya.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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