Connect with us

À la Une

RDC : Patrick Muyaya et la CCM exhortent les Congolais au Civisme fiscal

Published

on

 Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, a fait appel au responsable de la Coordination du Changement des Mentalités (CCM), Jacques Kangudia, ce mardi, au cours de son traditionnel  » Briefing presse ».

Il s’agit, convient-il de le rappeler, d’un exercice de redevabilité et de transparence par lequel le gouvernement rend compte de sa gestion au public, secteur par secteur, par le biais des journalistes. Au coeur de la communication du jour: le bien-fondé du civisme fiscal ainsi que ses conséquences.

Sur fond de la campagne sur le civisme fiscal lancé, le samedi 11 septembre 2021 à l’esplanade du Palais du peuple, par le Président de la République, les deux personnalités ont expliqué que l’objectif de cette campagne de sensibilisation est de sceller la confiance entre les citoyens et l’État. «La confiance doit exister entre les citoyens et l’État. Un État ne peut être fort que si ses citoyens sont capables de contribuer. A travers notre histoire, il y a des situations qui ont effrité cette confiance entre l’État Congolais et les citoyens. L’exercice d’aujourd’hui vise à voir comment resserrer de nouveau ce lien», a souligné Patrick Muyaya.

Quant au Coordonnateur de la CCM, il a indiqué que l’absence de civisme fiscal en République Démocratique du Congo est dû au manque de confiance que le peuple congolais avait fini par développer à l’égard de ses gouvernements à cause de la mauvaise gouvernance des affaires publiques.

Selon lui, la présente campagne de sensibilisation au civisme fiscal va éveiller l’attention de tous, du plus haut sommet à la base, sur le danger de détournement des deniers publics, de la corruption  et tant d’autres antivaleurs.a D’où la nécessité de rétablir la confiance entre l’État et les gouvernés, de manière que la population se sente impliquée dans la construction du pays.

Il convient de noter que pour la circonstance, le porte-parole du gouvernement a invité les responsables des services d’assiete de l’État,  notamment de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), de la Direction Générale des Impôts (DGI), de la Direction Générale des Recettes Administratives Domaniales et de Participation (DGRAD), le représentant de la régie financière de la ville de Kinshasa, à savoir la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK), etc.

Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET

À la Une

IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

Published

on

C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading