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Analyses et points de vue

Marc Gbiahidi Nyagbadali : une voix qui porte au service du rayonnement de Wando

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Dans l’arène tumultueuse des chefferies congolaises, où les égos souvent s’entrechoquent et les ambitions personnelles éclipsent le bien commun, un homme se distingue par sa discrétion, sa loyauté et sa détermination sans faille : Marc Gbiahidi Nyagbadali, chef ad intérim de la chefferie Wando et bras droit indéfectible de Sa Majesté Constant Lungagbe Mbatanadu.

Hier encore dans l’ombre, aujourd’hui porteur d’un message retentissant, il a su, lors d’une conférence de presse tenue ce 24 juillet 2025 à Dungu, transformer un simple appel à la fiscalité en un vibrant plaidoyer pour l’autonomie et la dignité d’un peuple. Son discours, à la fois lyrique et pragmatique, résonne comme un coup de tonnerre dans le paysage politique du Haut-Uélé.

« Le développement ne se décrète pas, il se construit. » Cette phrase, martelée par le Chef Marc, résume à elle seule la philosophie qui anime la chefferie Wando sous l’impulsion de Constant Lungagbe Mbatanadu, député provincial et figure incontournable du développement local dans un contexte où les Entités Territoriales Décentralisées (ETD) peinent à financer leurs projets.

Le Chef Marc Gbiahidi a rappelé avec force que « le paiement des taxes et impôts n’est pas une punition, mais un devoir citoyen ». Loin des discours technocratiques, il en a fait un acte de fierté communautaire : « Ces fonds ne disparaissent pas dans les poches de quelques-uns. Ils se transforment en routes, en écoles, en centres de santé. Chaque franc payé est un pas de plus vers notre autonomie. »

Le Chef Marc n’a pas hésité à fustiger la passivité de certains ménages face aux travaux communautaires (salongo). Son message est sans appel : Nous ne pouvons pas attendre que des étrangers viennent balayer devant nos portes. Le développement commence chez soi : une latrine, une douche, un trou à ordures. La propreté n’est pas un luxe, c’est la base de notre santé et de notre dignité.

Sans jamais chercher à voler la lumière, le Chef Marc Gbiahidi a rendu un hommage appuyé à son mentor, dépeignant un leader dont les actions parlent plus fort que les discours. Sa Majesté ne se contente pas de promesses. Il agit. Les routes réhabilitées, les écoles construites, les centres de santé opérationnels – tout cela n’est pas le fruit du hasard, mais d’une volonté inébranlable.

Ce qui frappe chez le Chef Marc Gbiahidi, c’est sa capacité à marier l’autorité coutumière avec une rhétorique résolument moderne. Loin des vieux réflexes paternalistes, il s’adresse à la jeunesse, aux femmes, aux chefs de famille, avec un langage direct et mobilisateur : « Je ne viens pas vous donner des ordres. Je viens vous rappeler que le pouvoir est entre vos mains. Chaque geste compte. Chaque effort s’additionne ».

Son discours, à la fois enraciné dans les traditions Wando et tourné vers l’avenir, brise les clichés sur les chefferies africaines, souvent perçues comme des reliques du passé. Le Chef Marc Gbiahidi Nyagbadali n’est pas un tribun en quête de gloire. C’est un homme de l’ombre devenu, par nécessité et par devoir, la voix d’une communauté en marche. Son message, simple mais puissant, résonne bien au-delà de Dungu.

Le développement est l’affaire de tous. Et il commence aujourd’hui. Dans un pays où tant de discours se perdent dans les promesses creuses, son appel à l’action collective, à la responsabilité fiscale et à l’autonomie locale pourrait bien inspirer bien au-delà des frontières du Haut-Uélé. On reconnaît un arbre à ses fruits. Et la chefferie Wando porte déjà les siens a conclu le Chef Marc Gbiahidi Nyagbadali ce 24 juillet 2025.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

Un accueil sous haute surveillance : Kinshasa ouvre ses portes avec prudence stratégique

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C’est un signal diplomatique aussi discret que lourd de conséquences. En confirmant l’arrivée ce 17 avril d’un premier contingent de 15 ressortissants de pays tiers sur son sol, la RD Congo endosse un rôle géopolitique délicat. Alors que les crises migratoires et les politiques de relocalisation déchirent les consensus occidentaux, Kinshasa choisit la voie d’une solidarité strictement encadrée.

Le message est ciselé : il s’agit d’un accueil “transitoire”, sous “titres de court séjour”, et non d’une installation durable. Dans une nation où la souveraineté est un trésor jalousement gardé, le gouvernement Tshisekedi trace une ligne rouge claire : la RDC est un partenaire humanitaire, mais pas une terre d’asile par défaut. Le montage financier de l’opération achève de lever toute ambiguïté sur l’équilibre des intérêts en présence.

La prise en charge étant intégralement supportée par le Trésor américain, la RDC prête son territoire sans exposer ses finances publiques, pourtant exsangues. Ce modèle de “sous-traitance humanitaire” permet à Washington de gérer un flux migratoire sensible loin de ses côtes médiatiques, tout en offrant à Kinshasa un levier de négociation non négligeable dans ses relations avec l’Occident.

C’est une transaction tacite où la générosité affichée sert de paravent à un réalisme politique froid : l’hospitalité congolaise est temporaire, financée, et révocable. Si le chiffre de 15 personnes semble dérisoire au regard des millions de déplacés internes que compte déjà le Congo, la portée symbolique est immense. En pleine crise sécuritaire dans l’Est, le pouvoir central démontre sa capacité à contrôler ses frontières et à organiser des flux migratoires “ordonnés” selon des standards internationaux.

Ce premier vol est un test, une démonstration de force administrative qui vise autant la communauté internationale que l’opinion publique nationale. Le gouvernement le sait : la patience de la population face à l’accueil d’étrangers, quand des milliers de Congolais dorment encore sous des tentes à Goma, est une équation explosive. Pour l’instant, le gouvernement maîtrise la narration. Mais la gestion de la perception locale sera, à terme, le véritable défi de cette opération.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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