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Analyses et points de vue

Patrick Muyaya Katembwe : un orateur de vérité dans un monde de mensonges

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Dans un contexte géopolitique marqué par la manipulation des récits, la guerre économique et les conflits par procuration, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du gouvernement congolais, se dresse comme une figure incontournable de la résistance intellectuelle et stratégique.

Son intervention lors de la conférence organisée par la Synergie pour la Transparence des Processus de Paix sur le thème « Différents processus de paix : Et le peuple dans tout ça ? » a été un coup de marteau sur l’hypocrisie internationale et une ode à la résilience congolaise. Son discours a démontré une fois de plus que la RDC n’est pas cet « État failli » que certains pays voisins s’évertuent à décrire.

Mais une nation en lutte pour son intégrité, sa dignité et sa survie. Au Rwanda, il n’y a pas d’opinions. Patrick Muyaya a commencé par une vérité brutale : le Rwanda de Paul Kagame est un État autoritaire où la dissidence est étouffée, contrairement à la RDC où, malgré les défis, la liberté d’expression existe. « Notre degré de liberté dépasse de très loin ce qui se passe autour de nous, chez nos voisins ».

Le Ministre Muyaya rappelle que le Rwanda instrumentalise son image de modèle africain pour masquer son ingérence en RDC. Il a dénoncé la stratégie rwandaise de balkanisation : diviser pour affaiblir. La RDC a plus de 3000 tribus et ethnies qui ont été ramenées à 450, soulignant ainsi comment les identités locales sont instrumentalisées pour justifier des conflits.

Le Rwanda, via le RDF/M23 (« bras armé de Kigali »), cherche à perpétuer cette fragmentation. Un chiffre choc : « L’économie rwandaise dépend à 40% de l’or congolais, un minerai que le Rwanda ne possède pas dans son sous-sol. » Cette réalité, documentée par des rapports internationaux, expose le moteur réel de l’agression rwandaise : l’exploitation illégale des ressources sous couvert de sécurité régionale.

Patrick Muyaya a ironisé sur l’absurdité rwandaise : « Comment le Rwanda a-t-il pu signer un accord sur la RDC s’il prétend ne pas être dans notre pays ? » Une référence directe aux dénégations de Kigali, malgré les preuves accablantes de son implication militaire. L’accord de Washington a cristallisé le prétexte des FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), utilisé par Kigali pour justifier ses incursions.

Patrick Muyaya a rappelé que cette rhétorique ne trompe plus personne. Le M23 fait partie de l’armée rwandaise. La prise de Goma a mobilisé un tiers de ses troupes, avec un poste de commandement à Gisenyi. L’accord inclut une dimension justice transitionnelle, garantie par les États-Unis et le Qatar, pour documenter les crimes commis. Chaque Congolais a un rôle à jouer dans ce combat.

Le Rwanda n’a jamais ratifié le Statut de Rome pour échapper à la CPI, mais ses supplétifs congolais n’y échapperont pas. C’est une promesse de reddition des comptes. Patrick Muyaya a appelé à une prise de conscience collective. Qui doit porter le Congo ? Nous avons un pays, mais certains veulent nous décrire comme un État failli pour nous asservir. Il a exhorté les Congolais à rejeter les discours de haine et à s’unir contre la désinformation.

Nous devons éviter que nos divisions internes ne profitent à l’ennemi extérieur. Le ministre a critiqué ceux qui, dans l’opposition, s’allient à des forces étrangères plutôt que de proposer des alternatives constructives. Patrick Muyaya a recommandé des documents clés pour saisir les enjeux : le communiqué du 18 mars 2025 entre Kagame et Tshisekedi, l’accord de Washington du 27 juin 2025.

La résolution 2773 de l’ONU, les chartes de l’UA et de l’ONU et la Constitution congolaise. Patrick Muyaya Katembwe incarne l’intelligence stratégique face à l’adversité. Son discours n’est pas seulement une analyse ; c’est un manifeste pour la survie de la RDC. La paix a un prix, il faut le payer. Cette phrase résume sa philosophie : ni capitulation, ni victimisation, mais action.

Alors que le Rwanda tente de réécrire l’histoire, Patrick Muyaya rappelle que la vérité finit toujours par triompher. La RDC n’est pas un État mourant, mais une nation en renaissance, portée par des hommes et des femmes qui refusent de se soumettre. Le combat continue. Et le ministre Muyaya en est l’un des généraux les plus redoutables. Nous avons posé les jalons. Maintenant, avançons a-t-il conclu.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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