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Manifestations des « Wewa » à Kinshasa : André Lite condamne le mauvais usage d’arme par un élément de la police
Dans un communiqué officiel émanant du ministère des Droits humains et signé ce mardi 29 octobre 2019 par André Lite Asebea, le ministre condamne avec la dernière énergie l’usage inconsidéré d’arme létale par un agent de l’ordre contre qui il exige des sanctions exemplaires. » Il n’y a pas de place au sein de nos forces de sécurité et de défense pour des inciviques à la gâchette facile « , a souligné André Lite.
Cependant, tout en comprenant l’indignation suscitée par ce crime abject, le ministre demande aux Congolais, en général, et aux conducteurs des moto-taxis en particulier, de s’abstenir de se faire justice en répondant à la violence par la violence. « Les biens communs déjà peu reluisant ne devraient pas continuellement être sacrifiés sur l’autel des excès de colère des manifestants », a-t-il fait noter.
Le ministre a encore lancé un appel aux Congolais ou étrangers vivant en RDC qui seraient victime des faits infractionnels à saisir les instances habilitées, car les émeutes et le vandalisme sont constitutifs d’actes criminels punissables par la loi.
Pour rappel, une altercation a mal tourné ce lundi 28 octobre dans la commune de Kinshasa, entraînant des représailles des conducteurs des moto-taxis qui ont manifesté leur indignation jusqu’à incendier un bus Transco.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
