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*Manifestations anti-Monusco à Kinshasa: Me Nico Mayengele condamne les actes de violence et critique l’inaction des gouvernants*
Suite aux manifestations spontanées qui se sont déroulées dans la journée de ce samedi 10 février, durant lesquelles certains participants ont posé des actes de vandalisme et de destruction de biens, Maître Nico Mayengele a réagi avec fermeté. Dans une déclaration publique faite sur son compte Facebook, il exprime sa profonde désapprobation envers les actes de violence et de destruction, tout en déplorant l’inaction des gouvernants face à cette situation.
« Pays des gouvernants inutiles qui répriment les activistes manifestant contre le génocide congolais et l’occupation de l’Est du pays, mais laissent libres les casseurs et brûleurs des biens des étrangers au vu et au su de tous. Certains applaudissent ces actes de vandalisme, de plasticage et de voyoucratie contre les intérêts onusiens, américains et français en plein Kinshasa, oubliant qu’ils y portent atteinte au climat des affaires et des investissements », a-t-il 
Me Mayengele souligne que ces manifestations initialement destinées à dénoncer le génocide congolais et l’occupation de l’Est du pays se sont malheureusement transformées en une occasion pour certains individus de commettre des actes de vandalisme, de plasticage et de voyoucratie. Il déplore le fait que ces actions portent atteinte non seulement aux intérêts des organisations internationales et des pays étrangers présents en République démocratique du Congo, mais aussi au climat des affaires et des investissements dans le pays.
« Le distrait régime laisse faire. Demain, il y aura fuite des capitaux et désinvestissement. Conséquence : chômage généralisé. Isolement diplomatique. On ne s’attaque pas aux plus puissants que soi. Etali bino. L’ivresse du pouvoir finira bientôt. Et FATSHI dira qu’il n’était pas au courant », déclare-t-il.
Maître Mayengele conclut en rappelant que s’attaquer aux plus puissants que soi ne mène qu’à des résultats néfastes. Il appelle à la responsabilité et à la réflexion de tous les acteurs impliqués, soulignant que l’ivresse du pouvoir finira par prendre fin.
Enfin, il critique le régime en place, prédisant que les gouvernants nieront toute connaissance de ces actes de vandalisme, malgré leur visibilité publique.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
