Société
Mambasa : la population de Bella en grève pour protester contre l’insécurité persistante
Face à la montée continue de l’insécurité dans leur région, les structures citoyennes du groupement Mambembe, en territoire de Mambasa en Ituri, dans le Nord-Est de la RDC, ont lancé un mouvement de grève à durée indéterminée dans le village de Bella.
Situé à environ 100 km de Mambasa-centre sur la RN44, Bella, au cœur de la chefferie des Babila Babombi, est en proie à une insécurité persistante depuis près de cinq mois.
Ce mouvement vise à dénoncer la recrudescence des actes de violence, notamment des vols à main armée, mais aussi à exiger le remplacement de certains responsables locaux accusés d’inefficacité dans la gestion sécuritaire. Dans leur viseur : le commandant de la Police Nationale Congolaise (PNC) et le chef de poste de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) affectés dans cette localité.
Ce mardi 20 mai 2025, la Nouvelle Société Civile Congolaise de Mambasa (NSCC) apporte son soutien à cette initiative citoyenne. « Nous soutenons cette démarche légitime de la population locale. Nous demandons aux autorités compétentes de répondre favorablement à leurs revendications et que des enquêtes sérieuses soient menées pour que les auteurs présumés de ces actes criminels soient traduits en justice », a déclaré Me Jospin Paluku Mbowa, Coordonnateur Territorial de la NSCC/Mambasa.
Ce mouvement de grève s’inscrit dans une dynamique de pression sociale visant à obtenir des réponses concrètes à la crise sécuritaire qui affecte gravement la vie quotidienne des habitants du groupement Mambembe.
Rédaction
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
