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« Maman Shako », monstre du théâtre populaire, s’en est allée !
La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre dans les réseaux sociaux ! Jackie SHAKO DIALA ANAHENGO dite » Maman Shako » est décédée ce mardi 15 juin 2021 à l’hôpital HJ où elle était en hospitalisation.
Née le 23 août 1958, Jackie SHAKO DIALA ANAHENGO était l’une des dernières survivantes de la génération des femmes qui ont façonné l’histoire du théâtre en République Démocratique du Congo. A son actif, près de 50 ans de pratique de l’art de Molière dans des groupes tels les » Nzoï » de la Rtnc, groupe « Sans souci », etc.
Très dynamique, expressive voire enthousiaste sur scène et dans la vie quotidienne, cette célèbre actrice était une figure emblématique et un modèle incontestable dans la comédie congolaise.
Alors qu’elle envisageait d’être hôtesse de l’air après ses études de Secrétariat, c’est plutôt le théâtre qui l’a happée. » Mes débuts dans le théâtre remontent dans les années 1972. J’avais 14 ans lorsque j’accompagnais mon défunt cousin et comédien Inga à ses répétitions au groupe Mawazo. Cette troupe était comme l’orchestre Zaïko Langa Langa, qui a fait naitre beaucoup de groupes. Moi, je suis arrivé à Mawazo après le départ d’Arthur Nyemba, Musthapa et Mutombo Buisthi. La troupe Mawazo devait produire un spectacle à l’UPN. Malheureusement, une actrice du nom de Mélanie est tombée malade deux jours avant. A l’époque, peu des femmes faisaient ce métier. C’était plus pour celles des familles intellectuelles et pour les universitaires. Lors des répétitions, je répétais souvent les rôles des gens et beaucoup plus celui de Mélanie. Alors, Muyuyu a proposé que je puisse la remplacer. On m’a alors testé et tout le monde était d’accord que j’interprétais mieux qu’elle. Je suis allé à l’insu de mes parents, en complicité avec Inga. J’avais très bien joué au point que les étudiants de l’UPN m’ont transportée sur leurs épaules à la fin du spectacle. J’étais très fière de moi et c’est ce qui m’avait motivé de faire l’art dramatique jusqu’aujourd’hui dans le cinéma », avait-elle relaté à Jordache Diala de la Prospérité dans une interview.
Férue du théâtre, elle a toujours plaidé pour un soutien du pouvoir public pour la professionnalisation de cet art. » Imaginez qu’on n’a pas des salles de cinéma. L’Etat n’organise aucun festival qui peut à la fois être générateur des recettes et vitrine pour promouvoir les films et cinéastes congolais. Or, le développement du pays passe avant tout au travers de sa culture. Donc, le vrai problème n’est pas celui des acteurs, mais des moyens de réalisation », avait martelé Maman Shako.
Aux jeunes filles qui ont choisi de faire le travail d’actrice de théâtre, elle a toujours conseillé l’amour du travail. » Tout d’abord, ce qui est primordial, il faut aimer son travail. Si tu embrasses le métier avec un but mais sans la passion et l’amour, tu feras un saut dans le vide. Nous autres, qui sommes devenus icônes parce que nous avions et continuons à aimer ce travail et à le faire avec beaucoup de discipline. Malgré les difficultés, nous n’avons jamais recouru aux fétiches mais nous récoltons du succès. Et, surtout ne pas faire la prostitution malgré la pression des hommes qui ne manquent de nous faire la cour à cause du vedettariat. Ça ne sert à rien de se cacher derrière l’art pour se prostituer. Cette manière de la pratiquer vous mènera vite à la mort. Raison pour laquelle vous voyez beaucoup de jeunes garçons ou filles qui meurent tôt », avait-elle conclu.
Paix à l’âme de cette talentueuse artiste.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
