À la Une
DRC Mining Week 2021: Antoinette N’Samba Kalambayi rassure les investisseurs miniers des avantages qu’offrent les instruments juridiques de la RDC
Il s‘est ouvert ce lundi 14 juin l’édition 2021 de DRC Mining week (Semaine minière de la République Démocratique du Congo), sous le thème principal: « La notation d’investissement négative de la RDC : Une perception inexacte ». Pour des raisons sanitaires dues à la pandémie du coronavirus, ces assises se sont tenues par vidéo conférence, avec un discours inaugural de la Ministre de Mines Antoinette N’Samba Kalambayi.
En effet, la séance d’ouverture consacrée à la notation d’investissement de la RDC a été marquée par le discours de la Ministre des mines, Antoinette N’Samba Kalambayi.
Après avoir rendu des hommages mérités au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour les efforts consentis en vue d’une paix durable et l’amélioration du climat des affaires en RDC, plus particulièrement dans le secteur minier, ainsi qu’au premier ministre, chef du Gouvernement, pour la mise en œuvre de la vision du président de la République, la patronne des Mines a axée son allocution sur la législation minière congolaise et les opportunités d’investissement qu’offrent le pays dans son secteur.
La viabilité du secteur minier en RDC, a-t-elle rappelé, est régie à ce jour par la loi n° 007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier, telle que modifié et complété par la loi n° 18/001 du 09 Mars 2018 et ses mesures d’application contenues dans le décret n° 038/2003 du 26 Mars 2003 portant règlement Minier tel que modifié et complété par le décret n° 18/024 du 08 Juin 2018 sans oublier divers arrêtés interministériels et ministériels pris en exécution des ces deux textes juridiques. « Cette loi est l’émanation de tous », fait savoir la ministre des mines.
Ces instruments juridiques, explique Antoinette N’Samba, offrent aux investisseurs miniers locaux et internationaux les avantages en ce qu’ils renferment des dispositions attractives du fait de l’instauration des procédures rapides, objectives et transparentes dans le processus de demande, d’octroi ou de renouvèlement des droits miniers et/ou de carrières, outre le fait qu’il a mis en place un régime fiscal, douanier et de change compétitif et spécifique au secteur minier.
Des opportunités d’investissement qu’offrent le secteur minier congolais
« Le sous sol de la RDC regorgent un potentiel minier regroupé dans différentes filières, notamment : La filière cupro-cobaltifère avec comme ressources estimées pour le cuivre à plus au moins 75 millions de tonnes, le cobalt à plus au moins 6 millions de tonnes et pour le zinc à plus au moins 7 millions de tonnes ; la filiere aurifère avec comme ressources en or estimées à plus au moins 750 tonnes ; la filière diamantifère dont les ressources en diamant sont estimées à plus au moins 700 millions de carats ; la filière stannifère avec comme ressources estimées en cassitérites à plus au moins 800 000 tonnes, en coltan à plus au moins 30 millions de tonnes et Wolframite à plus au moins 400 millions de tonnes ; la filière fer-manganèse avec comme ressources estimées en fer à plus au moins 10 milliards de tonnes et en manganèse à plus au moins à 30 millions de tonnes », a-t-elle décrit.
Antoinette N’Samba Kalambayi a profité de l’occasion pour présenter la politique de son ministère qui repose sur des axes principaux, à savoir : La certification des réserves minérales, la valorisation des actifs miniers, la lutte contre la fraude minière, l’éradication du travail des enfants et des femmes enceintes dans les zones d’exploitation minière artisanale, ainsi que l’augmentation de la valeur ajoutée aux produits miniers.
Ainsi donc, la RDC reste une destination attrayante pour les investisseurs et entreprises du secteur minier dont l’activité est loin d’être au point mort, et qui aura prouvé sa résilience face à la pandémie ravageuse de la covid 19.
Notons que cette conférence devra se cloturer ce mardi 15 Juin au terme des plusieurs recommandations.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
